General Motors dans le collimateur de la Chine

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General Motors emploie 58 000 personnes en Chine.

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Agence France-Presse
New York

General Motors (GM) est dans le collimateur de la Chine, qui a ouvert une enquête contre le groupe américain pour antitrust, a indiqué mercredi une source proche du dossier sous couvert d'anonymat.

Un peu plus tôt, le journal officiel China Daily avait rapporté que Pékin s'apprêtait à infliger une amende anti-monopole à un constructeur automobile américain sans toutefois dévoiler l'identité du groupe.

Ces menaces à peine voilées de Pékin s'apparentent à une réponse à la rhétorique incendiaire du président désigné Donald Trump qui veut instaurer des tarifs douaniers sur des importations chinoises dans l'espoir de convaincre les grandes entreprises américaines de rapatrier aux États-Unis les emplois industriels délocalisés dans des pays à la main d'oeuvre bon marché.

La sanction contre GM sera infligée «bientôt», assure China Daily, citant une «interview exclusive» avec un responsable de l'agence de planification économique chinoise.

Le géant de Detroit est accusé d'entente sur les prix avec des concessionnaires.

Interrogé sur le sujet, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Geng Shuang a indiqué mercredi n'avoir «aucun détail». Il a cependant assuré que les entreprises américaines étaient les bienvenues en Chine, du moment qu'elles respectent la loi.

«GM respecte complètement les lois et régulations locales partout où il opère», a répondu à l'AFP un porte-parole, refusant de commenter au-delà.

Guerre des mots 

Le constructeur automobile emploie 58 000 personnes en Chine et y a déployé ses SUV (4X4 de loisirs) et ses marques Chevrolet et Buick. Il y développe également avec ses partenaires locaux dont SAIC des marques Baojun (citadines) et Wuling (utilitaires), lui permettant de proposer des véhicules à des prix abordables pour le consommateur chinois moyen.

L'annonce de l'enquête intervient en pleine guerre des mots entre les médias chinois et Donald Trump, qui a menacé dimanche de reprendre des relations officielles avec l'île de Taïwan, si Pékin ne faisait pas de concessions «y compris sur le commerce».

Taïwan est séparée politiquement du reste de la Chine depuis 1949 et la fin de la guerre civile. Pékin considère toujours l'île comme une province chinoise, et interdit à tout pays avec lequel il a des relations diplomatiques d'en avoir avec Taïwan. Washington a ainsi coupé ses liens officiels avec Taipei à la fin des années 70 pour reconnaître la République populaire de Chine.

Donald Trump a également menacé d'imposer des droits de douane de 45% aux produits chinois aux États-Unis.

Dans un éditorial également publié mercredi, le China Daily a répliqué à M. Trump, estimant qu'utiliser Taïwan comme monnaie d'échange dans des négociations «n'aura aucun effet».

L'éditorial mentionne par ailleurs nommément General Motors, soulignant que le constructeur automobile américain a vendu l'an passé en Chine plus d'un tiers des 10 millions de véhicules qu'il a écoulés dans le monde.

«Pour rendre sa grandeur à l'économie américaine (...) les États-Unis doivent consolider leurs relations économiques avec la Chine, au lieu de les détruire», conseille le journal.

Zhang Handong, le directeur du Bureau de surveillance des prix à la Commission nationale pour le développement et la réforme (NDRC), a souligné au China Daily qu'il ne fallait «rien interpréter d'inexact vis-à-vis du moment choisi» pour annoncer la décision.

La NRDC a déjà visé des constructeurs automobiles étrangers dans le passé, infligeant notamment en 2014 des amendes de plusieurs millions d'euros à des compagnies allemandes et japonaises.

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