Ford: la hausse des salaires moins coûteuse que prévu

Le groupe automobile Ford a annoncé lundi que la nouvelle hausse des salaires... (PHOTO GEOFF ROBINS, ARCHIVES AFP)

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Agence France-Presse
DETROIT

Le groupe automobile Ford a annoncé lundi que la nouvelle hausse des salaires concédée aux forceps au puissant syndicat américain UAW allait lui coûter moins que ce qu'il redoutait au départ.

« Nous estimons que le [nouveau] contrat va augmenter nos coûts salariaux de 1,5 % par an sur l'ensemble de la durée de l'accord, soit moins que ce que nous anticipions », a déclaré à des journalistes Mark Fields, le directeur général.

C'est un soulagement pour la marque à l'Ovale bleu dont l'action avait été malmenée fin octobre à Wall Street après qu'il eut prévenu que le nouveau coût de la main-d'oeuvre allait avoir des conséquences négatives sur ses résultats dans les prochains mois.

Les investisseurs surveillent de près l'évolution de la structure des coûts des constructeurs automobile, susceptibles de réduire des marges déjà faibles et qui pèsent sur les bénéfices.

La main d'oeuvre représente par exemple 7 % du coût d'une voiture neuve chez Ford. Seul membre du « Big Three » à n'avoir pas fait faillite en 2009, Ford est aussi celui dont les coûts salariaux étaient les plus élevés.

Mark Fields a assuré lundi que les nouveaux accords allaient réduire l'avantage concurrentiel de ses deux rivaux nationaux General Motors et FCA-US (ex-Chrysler), alors que les groupes étrangers Honda et Toyota, non syndiqués, garderaient un avantage.

Le deuxième groupe automobile américain derrière GM va toutefois inscrire une charge unique de 600 millions de dollars dans ses comptes au quatrième trimestre, liée à une prime de 10 000 dollars environ qu'il doit verser à chacun de ses 52 900 employés, comme prévu par les nouveaux accords salariaux.

Les nouveaux accords salariaux approuvés mi-novembre ont aussi donné plus de flexibilité à Ford car le groupe peut désormais délocaliser la production de modèles vendus aux États-Unis à l'étranger et recourir à des intérimaires sous-payés.

En contrepartie, le groupe de Dearborn (Michigan) a accepté d'investir 9 milliards de dollars dans ses usines américaines, en les modernisant et en y créant 8500 emplois notamment.

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