Les coopératives gagnent des adeptes depuis la crise

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«En Europe, on assiste à une reconnaissance par le gouvernement de la valeur du modèle coopératif, qui est vu comme une autre façon de stimuler l'économie et les entreprises», dit Andrew Crane, président et chef de la direction de CBH Group, une coopérative australienne dans le domaine du blé et des grains.

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

La crise financière de 2009 a fait réaliser aux dirigeants des pays du G20 les avantages du modèle coopératif, davantage axé sur les résultats à long terme. C'est ce qu'avance l'un des conférenciers-vedettes du prochain Sommet international des coopératives, qui se tiendra à Québec en octobre prochain.

Les coops, plus solides

«Il y a eu une prise de conscience que les coopératives et les mutuelles ont mieux survécu à la crise financière. Elles ont été perçues comme étant plus solides, plus résilientes, en raison de leurs perspectives à long terme et de l'attention qu'elles portent à l'intérêt de leurs membres», explique Andrew Crane, président et chef de la direction de CBH Group, une coopérative australienne dans le domaine du blé et des grains dont le chiffre d'affaires annuel est d'environ 2 milliards US.

«En Europe, poursuit-il, on assiste à une reconnaissance par le gouvernement de la valeur du modèle coopératif, qui est vu comme une autre façon de stimuler l'économie et les entreprises. Le gouvernement britannique a lancé son propre manifeste à propos des coopératives et des mutuelles. L'initiative est d'autant remarquable qu'elle est l'oeuvre d'un gouvernement de centre droit.»

M. Crane participera à l'événement de Québec à titre de panéliste d'un forum portant sur la réponse à donner aux besoins des membres par les coopératives.

Le groupe B20 d'Australie

Signe de l'intérêt grandissant à l'égard du modèle coopératif, M. Crane a été invité à se joindre au groupe B20 d'Australie.

Il s'agit d'un groupe formé des leaders du monde des affaires, en prévision de la rencontre des ministres de l'Industrie et du Commerce des pays membres du G20 qui a lieu à Sydney du 16 au 18 juillet.

Le B20 est chargé de formuler des recommandations aux ministres dans le but d'atteindre une croissance économique supérieure de 2 points de pourcentage à ce que l'on observe actuellement dans les pays du G20.

Andrew Crane entend faire valoir à la table du B20 la capacité des coopératives à prendre la relève des entreprises étatiques qu'un gouvernement envisage de privatiser.

Il donne en exemple la poste au Royaume-Uni. «La moitié du service a été confiée à une mutuelle», indique-t-il.

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LE DAVOS DES COOPÉRATIVES

À sa deuxième présentation, le «Davos des coopératives» accueillera de nombreux conférenciers et panélistes de renom. Outre Andrew Crane, président et chef de la direction de CBH Group, les organisateurs ont obtenu la confirmation de la venue de Jeffrey Sachs, professeur et directeur de l'Institut de la Terre à l'Université Columbia, Robert J. Shiller, colauréat du prix Nobel d'économie 2013, Bill York, chef de la direction d'Agri Bank, aux États-Unis, David Chark, directeur général adjoint de l'Organisation mondiale du commerce, Wolfgang Kirsch, PDG de la DZ Bank d'Allemagne, Dominique Lefebvre, président de la Confédération nationale de la mutualité, de la coopération et du crédit agricole de France, et Pierre Marc Johnson, négociateur en chef du Québec pour l'Accord économique commercial global Canada-Union européenne.

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