Récoltes 2012: l'année la plus clémente depuis 1999

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Photo Robert Skinner, Archives La Presse

Les intempéries et les autres aléas de la nature ont été moins dommageables qu'à l'habitude, si bien que la Financière agricole ne prévoit que 27 millions de dollars en versements d'assurance-récolte.

L'année 2012 a été la plus clémente en près de 15 ans pour les cultivateurs québécois. Les intempéries et les autres aléas de la nature ont été moins dommageables qu'à l'habitude, si bien que la Financière agricole ne prévoit que 27 millions de dollars en versements d'assurance-récolte, un programme financé à 40 % par les producteurs et 60 % par les gouvernements. C'est bien moins que la moyenne de 64,5 millions $ par année pour la période de 2007 à 2011, et la Financière n'a jamais versé si peu d'indemnités depuis 1999.

Dans la région du Centre-du-Québec, la Financière agricole a versé, en date du 14 février 2013, des sommes totalisant plus de 790 000 $, dont 249 700 $ pour les légumes de transformation. En Mauricie, ce sont 65 entreprises ayant subi des pertes qui ont reçu des sommes totalisant 569 000 $, dont plus de 295 000 $ pour les céréales, le maïs et les cultures protéagineuses.

Voici quelques contingences naturelles qui ont affecté le travail des agriculteurs québécois en 2012.

Printemps doux, moins de sirop d'érable

En mars, une vague de chaleur «exceptionnelle» a fait rager les acériculteurs. La récolte de sirop d'érable avait commencé plus tôt que d'habitude, mais a pris fin rapidement en absence de gel nocturne dès la mi-mars. Les régions de Chaudière-Appalaches, de l'Estrie et de la Montérégie ont été les plus touchées. Les producteurs de sirop ont touché 2,4 millions $ pour l'année 2012, 60 % de plus que l'année précédente.

Orages et microrafale

Le 4 juillet, des orages accompagnés de grêle et d'une microrafale ont déferlé sur une partie de la Montérégie. Les grandes cultures du secteur de La Prairie ont été particulièrement touchés, de même que les cultures maraîchères et les vergers de la région de Saint-Jean-sur-Richelieu, Napierville et Hemmingford. Les indemnités pour les producteurs de pommes du Québec atteignent 1,85 million $, soit presque trois fois plus que l'année précédente. Pour les cultures maraîchères, la situation est inverse: les 6,6 millions $ d'indemnités pour 2012 représentent la moitié de ceux de 2011.

Temps chaud et sec, mais de la pluie au bon moment

Le temps chaud et sec a nui à la croissance des cultures dans certaines régions. La sécheresse a particulièrement frappé l'Outaouais, où le rendement du maïs-grain a été particulièrement faible. Malgré tout, note la Financière agricole, des «précipitations ponctuelles survenues au bon moment» ont été généralement favorablement au développement des cultures dans la majorité des régions. Les indemnités versées jusqu'à maintenant pour 2012 aux producteurs de céréales et de grain demeurent sous les 5 millions $, loin des 16,2 millions $ de 2011.

Les semis, proies de la sauvagine

La sauvagine n'est certes pas un événement météorologique, mais il existe une assurance financée entièrement par les gouvernements qui couvre les dommages causés par ce type d'oiseaux (bernaches du Canada, canards, grandes oies des neiges, les grues du Canada). Ces animaux mangent parfois les semis de foin, de céréales et de grain, forçant les agriculteurs à reprendre les travaux. Les régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean et l'Outaouais ont été les plus touchées cette année.

Les indemnités s'élèvent à 1,4 million $, 30 % de plus que la moyenne des cinq dernières années.

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