Agriculture: pas de répit malgré une hausse des revenus

Les producteurs bovins s'en tirent avec une augmentation... (Photo: Alain Roberge, Archives La Presse)

Agrandir

Photo: Alain Roberge, Archives La Presse

Les producteurs bovins s'en tirent avec une augmentation des recettes de marché de 7,6% au cours des trois premiers trimestres.

Malgré une amélioration globale de la situation financière des agriculteurs en 2012, la hausse des coûts d'alimentation rend encore compliquée la gestion du budget des éleveurs québécois.

D'après les plus récentes données de la Financière agricole, le revenu net total des agriculteurs du Québec (ventes et paiements de programmes moins dépenses d'exploitation) devrait se situer entre 1,3 et 1,4 milliard en 2012, un nouveau record et une hausse d'environ 200 millions par rapport à 2011. Pour l'ensemble des productions, les recettes provenant des ventes ont augmenté de 1,8% durant les trois premiers trimestres de l'année, révèle le bulletin L'Agroindicateur de décembre 2012. Mais les coûts des grains et de l'énergie sont élevés. «Les entreprises agricoles au Québec n'ont pas connu de véritable répit au niveau des dépenses d'exploitation», souligne la Financière agricole.

Les producteurs porcins sont encore pris dans un étau. D'un côté, les recettes de marché ont diminué de 1,9% pendant les trois premiers trimestres, par rapport à l'année précédente, avec en filigrane un prix stagnant. De l'autre côté, le grain, principal poste budgétaire des fermes porcines, continue de coûter très cher. Si bien que le ratio entre le prix du porc et le prix du maïs approche son creux historique.

Ce n'est pas pour rien que la Financière agricole a versé la semaine dernière une nouvelle avance de compensation d'assurance pour les producteurs porcins. Ce nouveau versement de 20 millions, réparti parmi 1100 producteurs, porte à 126 millions le montant des avances versées pour l'année 2012. L'assurance stabilisation des revenus agricoles indemnise les producteurs quand les prix du marché ne sont pas suffisants pour assurer un certain revenu.

Les producteurs bovins s'en tirent mieux avec une augmentation des recettes de marché de 7,6% au cours des trois premiers trimestres, tandis que les producteurs laitiers, protégés par la gestion de l'offre, ont vu leurs recettes progresser de 2,3%.

Grain

Pour les cultures, les rendements ont été en hausse en 2012 et la qualité des récoltes a été bonne, note la Financière agricole. Le prix du maïs a poursuivi sa hausse entreprise en 2009-2010, mais les producteurs avaient ensemencé de plus faibles superficies en 2011-2012. Les recettes ont donc diminué de 5,8%.

Les producteurs ont toutefois semé plus de soya que l'année précédente et les recettes de marché ont bondi de 73% pour les trois premiers trimestres, à 217 millions. Un petit merci aussi à progression de prix de 20%.

En raison de faibles rendements et de niveaux de stocks encore bas aux États-Unis, les prix des grains devraient demeurer élevés en début d'année 2013, avant de diminuer graduellement pendant le second semestre.

***

La Financière agricole estime que le revenu agricole net des producteurs québécois sera entre 1,3 et 1,4 milliard pour 2012

1,8%

Hausse globale des recettes de marché des producteurs québécois

15%

Hausse du prix moyen du maïs pour l'année-récolte 2011-2012

Source: Financière agricole

Partager

publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer