Déjà des pommes du Québec

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«On a deux semaines d'avance, c'est vraiment, vraiment... (Photo: André Pichette, La Presse)

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«On a deux semaines d'avance, c'est vraiment, vraiment une année précoce», dit Stéphane Petit, propriétaire des Vergers Petit et fils, de Mont-Saint-Hilaire.

Heureuse coïncidence: les pommes du Québec sont déjà prêtes, à temps pour la rentrée hâtive dans les cégeps et les universités. «La première variété de pommes de chez nous arrivera en fin de semaine en magasin», indique Anne-Hélène Lavoie, porte-parole d'IGA-Sobeys. Il s'agit de la Jersey Mac, fruit rouge et croquant.

«On a deux semaines d'avance, c'est vraiment, vraiment une année précoce», confirme Stéphane Petit, propriétaire des Vergers Petit et fils, de Mont-Saint-Hilaire.

Moins bonne nouvelle: ces pommes se vendent à prix d'or. «On parle d'un prix trois fois plus haut que l'an passé, dit M. Petit. Aux fermes, il n'y aura pas une si grande différence, mais ce sera assez draconien en épicerie. C'est la première fois qu'on voit une telle hausse du prix des pommes en Amérique du Nord.»

Le printemps hâtif, suivi d'un gel, a fortement compromis les récoltes de pommes en Ontario et sur la côte est des États-Unis, si bien que l'offre est limitée. «On me confirme qu'il y aura une augmentation du prix des pommes cette année», dit Mme Lavoie.

Relativement épargné, le Québec «aura peut-être 75% d'une récolte normale», évalue M. Petit. En moyenne, ces pommes ont une avance d'une semaine, «variable selon les régions», précise Mélanie Noël, agronome à la Fédération des producteurs de pommes du Québec.

Prier pour des nuits froides

Cette maturation hâtive pose «de nombreux défis aux producteurs», qui doivent s'assurer d'avoir de la main-d'oeuvre pour récolter les fruits, dit l'agronome. Rien n'est garanti, puisqu'une partie des employés doivent d'abord finir leur travail dans les fermes maraîchères avant d'aller aux vergers.

«On risque d'avoir des problèmes si la température ne change pas, corrobore Stéphanie Levasseur, du verger Au coeur de la pomme, à Frelighsburg. Les variétés plus tardives, comme la McIntosh et la Cortland, ont besoin de nuits froides pour se colorer. Elles seront mûres plus tôt, mais peut-être pas assez rouges pour le marché.»

Il y a deux ans, c'était du jamais vu: les récoltes de pommes avaient été devancées de 10 jours. «C'est année, on battra ce record, prédit M. Petit. Comme le temps chaud se poursuit, on peut continuer de gagner des jours.» La populaire McIntosh sera ainsi prête à cueillir dès le début de septembre, en Montérégie.

Devancer épluchettes et visites au verger

«Tous les fruits ont au moins deux semaines d'avance cette année, observe Frédéric Parent, adjoint au directeur de la fruiterie Val-Mont, de Repentigny. C'est la même chose pour le maïs, arrivé à la deuxième semaine de juillet.»

Au point où il faudra revoir les traditions. «Habituellement, les gens font des épluchettes à la fête du Travail, dit M. Parent. Mais on manquera peut-être de maïs, rendu là!»

La cueillette de pommes au verger en famille doit aussi être devancée. Dès samedi, on pourra faire ses réserves de Sunrise, une pomme rouge de taille moyenne, aux Vergers Petit et fils. L'ouverture officielle de la saison d'autocueillette aura lieu le 18 août, avec la disponibilité de la croquante et acide Paulared.

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