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Jeff Woywitka, défenseur des Rangers de New York,... (Photo: RAY STUBBLEBINE, Reuters)

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Photo: RAY STUBBLEBINE, Reuters

Jeff Woywitka, défenseur des Rangers de New York, bataille avec le défenseur des Capitals, Dennis Wideman, devant le filet défendu par Braden Holtby, lors des dernières séries de la LNH.

Les Rangers de New York ne joueront évidemment jamais contre Manchester United ou la Juventus. Mais ces équipes professionnelles peuvent tout de même croiser le fer dans un endroit où la compétition est tout aussi féroce: en Bourse. Portrait d'équipes de sport professionnel sur lesquelles les investisseurs peuvent miser.

En Europe

Avec ses 19 championnats d'Angleterre, les Diables rouges sont l'équipe de soccer britannique dont le passé est le plus glorieux. En Bourse, Man U est toutefois un néophyte: son action n'a commencé à se négocier sur les marchés qu'en août dernier. En cinq mois, le titre fait du sur-place, même si l'équipe menée par Wayne Rooney et Robin van Persie trône en première position de la Premiership. L'analyste boursier de Crédit Suisse, Michael Senno, reste optimiste: le titre devrait s'apprécier d'environ 30% pour atteindre 18$ d'ici un an. Si les profits sont plus importants que prévu cette semaine, ce sera surtout grâce aux performances sur le terrain, particulièrement en Ligue des champions (le championnat des clubs d'Europe). «Nous faisons nos prévisions en tablant sur le fait que l'équipe atteindra les quarts de finale en Ligue des champions et la troisième position en Premiership (la ligue anglaise), dit-il. À plus long terme, c'est important que Manchester United continue de présenter des performances de haut niveau pour attirer de bons joueurs et des commanditaires.» Les nouveaux commanditaires, c'est justement ce qui pourrait être le plus payant pour Manchester United au cours des prochaines années. En 2014, Man U pourra renégocier son entente avec Nike. «Nous surveillons ce dossier de près car son impact sur les résultats financiers de l'entreprise sera plus important que les résultats de l'équipe sur le terrain», dit l'analyste Michael Senno, qui croit que les revenus commerciaux de Man U pourraient augmenter de 20% par année d'ici 2017.

MANCHESTER UNITED

Équipe de soccer britannique

Inscrite à la Bourse de New York (MANU)

Cours: 14$ US

Rendement en 2012: -0,2%

Capitalisation boursière: 2,3 milliards US

Profits de 52 millions CAN sur des revenus de 512 millions CAN au cours de sa dernière année financière (se terminant le 30 juin 2012)

D'AUTRES ÉQUIPES EUROPÉENNES DE SOCCER EN BOURSE

Ajax d'Amsterdam

Rendement en 2012 : -14,8%

Celtic de Glasgow

Rendement en 2012 : +39,3%

Juventus

Rendement en 2012 : -30,4%

AS Roma

Rendement en 2012 : -6,4%

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À New York

L'optimisme est de mise au Madison Square Garden. Sur la surface de jeu, les Rangers ont atteint le carré d'as des dernières séries éliminatoires et les Knicks sont parmi les trois meilleures équipes de la NBA cette saison. Et à la Bourse, le titre de leur propriétaire s'est apprécié de 53% en 2012. Sur le terrain comme en Bourse, il sera difficile de faire mieux en 2013. La firme boursière Needham estime que l'action de Madison Square Garden s'appréciera d'environ 6% pour atteindre 44$ d'ici un an. Même si les Rangers et les Knicks sont plus connus, la vache à lait de l'entreprise reste les réseaux de télévision MSG et Fuse, qui génèrent 48% des revenus. Les quatre équipes sportives (les Rangers et leur club-école au Connecticut, les Knicks, ainsi que l'équipe féminine de basket, le Liberty) génèrent 32% des revenus, tandis que les sept salles de spectacle aux États-Unis génèrent 20% des revenus. Les profits sont essentiellement générés par les réseaux de télé. «Pour faire des profits, les équipes sportives doivent participer aux séries éliminatoires», dit l'analyste Laura Martin, de la firme Needham. Depuis trois ans, les activités du Madison Square Garden sont interrompues trois mois par année en raison de rénovations majeures. «Ces rénovations permettront des hausses de prix plus importantes», indique l'analyste Laura Martin. Et le lock-out de la LNH? Dans le pire des cas, la firme Needham calcule qu'il coûtera environ 26 millions par trimestre à Madison Square Garden.

MADISON SQUARE GARDEN 

Rangers (LNH) et Knicks (NBA) de New York

Inscrit à la Bourse de New York (MSG)

Cours: 44$ US

Rendement en 2012: +53%

Capitalisation boursière: 3,3 milliards US

Profits de 178 millions US sur des revenus de 1,284 milliard US au cours de sa dernière année financière (se terminant le 30 juin 2012)

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Au Canada

Aucune équipe canadienne de sport professionnel n'est inscrite directement à la Bourse. Les amateurs de sport peuvent se rabattre sur deux conglomérats de télécoms, Bell et Rogers, qui détiennent des participations dans des équipes. L'importance des équipes sportives dans les résultats financiers de ces grands conglomérats est toutefois minime. À titre d'exemple, le Canadien de Montréal aurait généré des profits de 52 millions la saison dernière selon Forbes. Avec un actionnariat de 18%, la part comptable de Bell serait d'environ 9 millions, ce qui constitue 0,3% des profits de Bell (3,294 milliards) l'an dernier.

BCE

Actionnaire minoritaire (18%) du Canadien de Montréal (LNH). Actionnaire minoritaire (28%) des Maple Leafs de Toronto (LNH), des Raptors de Toronto (NBA) et du Toronto FC (MLS).

Inscrit à la Bourse de Toronto (BCE)

Cours: 42,56$

Rendement en 2012: +0,2%

Capitalisation boursière: 32,9 milliards

ROGERS

Actionnaire unique (100%) des Blue Jays de Toronto (baseball). Actionnaire minoritaire (37,5%) des Maple Leafs de Toronto (LNH), des Raptors de Toronto (NBA) et du Toronto FC (MLS).

Inscrit à la Bourse de Toronto (RCI)

Cours: 45,42$

Rendement en 2012: +15,7%

Capitalisation boursière: 23,4 milliards

 

 

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