ÉTS: un nouveau fonds pour les entreprises

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L'École de technologie supérieure à Montréal

(Montréal) Bonne nouvelle pour les bidouilleurs du Centre d'entrepreneurship de l'ÉTS qui veulent se lancer en affaires: l'organisation compte maintenant sur près d'un million de dollars pour soutenir les entreprises en démarrage qui évoluent en ses murs.

Le Centech (pour Centre de l'entrepreneurship technologique de l'ÉTS) lancera aujourd'hui un tout nouveau fonds d'investissement de 900 000$ destiné à pousser le développement des meilleures idées qu'il voit émerger.

«Ça fait longtemps que je rêve de ça, a confié Robert Dumontet, directeur du Centech. C'est vraiment une victoire de voir que ça se met finalement en place.»

L'idée d'un fonds est née d'un constat: les entrepreneurs du Centech ont souvent des concepts prometteurs en tête, mais n'ont pas les 150 000$ nécessaires pour démontrer le potentiel de leurs idées.

«Comme le marché est bon pour les diplômés, les étudiants acceptent des emplois et ne travaillent sur leurs projets qu'à temps perdu. Le résultat, c'est que les entreprises végètent. Ça prend du temps, et souvent elles arrivent sur le marché trop tard parce que quelqu'un d'autre sur la planète les a devancées», raconte M. Dumontet.

L'homme a approché à peu près tout le monde qui a un peu d'argent pour tenter de régler le problème. Il a fini par recueillir 900 000$.

L'argent provient de l'ÉTS (250 000$), du Regroupement économique du Sud-Ouest (250 000$) et de quatre Corporations de développement économique communautaires de Montréal, soit celles du Centre-Nord, du Centre-Sud/Plateau-Mont-Royal, d'Ahuntsic-Cartierville et de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (à raison de 100 000$ chacune). Le Fonds de développement Emploi-Montréal administrera le nouveau fonds d'investissement.

Le fonds accordera des prêts de 150 000$ aux entrepreneurs destinés à construire un prototype et intéresser d'éventuels investisseurs à prendre le relai. Grâce à la magie des crédits d'impôt à la recherche et au développement, M. Dumontet estime pouvoir financer trois projets par année pendant cinq ans. Il a aussi bon espoir de trouver d'autres partenaires financiers pour gonfler la taille du fonds.

Les partenaires du fonds espèrent réaliser un rendement de 5% sur leurs investissements. Le fonds, qui octroiera des prêts avec un taux d'intérêt de 10%, est bien conscient que plusieurs des jeunes entreprises dans lesquelles il investira tomberont au combat. Pour limiter les pertes, il prendra en garantie la propriété intellectuelle des entreprises.

Le Centech accueille les entrepreneurs provenant de l'ÉTS et d'ailleurs. En 15 ans, il a donné naissance à 105 entreprises, dont 60 sont encore actives. Parmi celles-ci, notons CVT Corp, un fabricant de transmissions de Sainte-Julie et Effenco, qui commercialise des systèmes permettant aux camions d'économiser du carburant.

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