Agence de publicité Sid Lee: après Amsterdam et Paris, Toronto
Photo Paul Alexander, fournie par l'agence
Vito Piazza, Eric Alper, Ève Rémillard-Larose et Anthony Thomas travaillent à la toute nouvelle branche torontoise de l'agence de publicité montréalaise Sid Lee.
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La Presse
Après des sauts de l'autre côté de l'Atlantique, l'agence se rapproche maintenant de Montréal pour développer son réseau. On rappelle que peu après avoir décroché le compte mondial d'Adidas, Sid Lee s'est installé à Amsterdam, en 2008. L'année suivante, ses dirigeants ont ouvert un bureau à Paris. «Toronto est une ville au potentiel énorme, note Vito Piazza. Si on va chercher les bons clients, on pourra grandir rapidement. Toronto est également une belle porte d'entrée sur l'Amérique du Nord.»
«L'adresse canadienne des entreprises internationales est généralement torontoise, note Yanik Deschênes, président-directeur général de l'Association des agences de publicités du Québec (AAPQ). C'est donc presque une nécessité pour une agence d'avoir un bureau dans cette ville quand on a des visées mondiales.»
Avec ce quatrième bureau, Sid Lee rejoint les agences Taxi, Bos et Cossette notamment, considérées plus comme des alliées que des concurrentes. «On peut offrir d'autres types de services aux clients, explique Vito Piazza. Je n'arrive pas à Toronto avec cette notion concurrentielle. C'est l'ancienne façon de penser.»
Idéalement, d'ici deux ans, Sid Lee signera les chèques de paye de 50 employés, comme à Amsterdam, et aura convaincu des annonceurs tant locaux et nationaux qu'internationaux de faire affaire avec elle. «On a déjà un client de Chicago», affirme Vito Piazza qui tait toutefois le nom de l'entreprise. Cela dit, de Montréal, les dirigeants et créatifs de Sid Lee travaillaient déjà avec des Red Bull, Winners Merchants International et Kraft établis à Toronto.
Si Sid Lee devait avoir une cinquième adresse dans un avenir rapproché, l'agence devrait normalement traverser la frontière américaine. «La côte ouest américaine est attirante», avoue le directeur général.
L'expansion de Sid Lee - qui compte près de 300 employés - métamorphosera-t-elle l'agence en entreprise publique? «Non, répond Vito Piazza. Il y a des pour et des contre dans tout. Devenir publique transforme une entreprise de façon significative. Chez Sid Lee, nous sommes une vingtaine d'associés et nous nous partageons les responsabilités. Il y a une vraie autonomie et c'est notre force. Devenir une entreprise publique aurait un impact fondamental sur la structure de l'agence. En ce moment, on est capables de s'autofinancer pour grandir.»
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