Téléphone fixe, Internet, télé: le coût de l'accès

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L'accès aux technologies de communication coûte de moins en moins cher au Canada comme au Québec... mais toujours plus cher qu'en France, où l'implantation massive de la technologie IP (internet protocol) et la concurrence accrue dans un marché beaucoup plus vaste que le nôtre ont réduit considérablement les coûts.

On s'éloigne de plus en plus de cette époque où le téléphone coûtait cher et fonctionnait mal chez les cousins... qui accusaient également un retard important sur le territoire de l'internet.

L'exemple le plus frappant est l'offre Triple Play, forfait de trois services auxquels adhèrent plus de 15 millions de consommateurs en France.

Le concept Triple Play se fonde sur la technologie IP, c'est-à-dire une connexion internet qui donne accès aux réseaux de télévision numérique (ADSL ou asymmetric digital suscriber line) ainsi qu'à un nouveau type de téléphonie numérique (VOIP ou voice over internet protocol).

Plus concrètement, l'abonnement comprend un modem muni de trois connexions pour l'internet, le téléphone et la télévision. Un décodeur permet à la télé et à l'ordinateur d'accéder au signal du modem et de recevoir des signaux numériques à haut débit. La même boîte magique branche votre téléphone fixe sur l'internet.

Tous les fournisseurs d'accès offrent ce service Triple Play en France au prix de 29,90, c'est-à-dire un peu plus d'une quarantaine de dollars: Orange (filiale de France Télécom), Neuf Cegetel, Free, Alice, etc.

Prenons le cas précis de l'importante compagnie Neuf Cegetel, dont l'offre 100% Neuf Box à 29,90 par mois a convaincu plus de 3 millions de consommateurs français.

«La vitesse de connexion peut atteindre jusqu'à 20 mégabits par seconde (MBPS) mais elle peut être inférieure selon votre situation géographique et la qualité de votre ligne téléphonique. En région éloignée, par exemple, la connexion peut être beaucoup plus lente. Pour la majorité de nos clients, cependant, elle dépasse 10 MBPS», explique Valérie Jaquet, porte-parole de Neuf Cegetel, deuxième entreprise du genre en France.

«Le téléphone fixe, enchaîne-t-elle, n'est pas tarifé à chaque appel comme ce fut longtemps le cas en France; son usage est illimité et les interurbains au pays ainsi que vers les téléphones fixes de plus de 50 pays sont inclus. Si vous appelez au Canada et aux États-Unis, par exemple, vous ne payez pas de frais d'interurbain, que le téléphone du correspondant soit fixe ou portable. Dans la majorité des autres marchés, cependant, on ne peut joindre sans frais que les téléphones fixes.»

«La télévision? L'offre permet d'accéder à 70 chaînes si le débit de la connexion le permet - soit un minimum de 5 ou 6 MBPS. Si toutefois vous n'avez pas assez de débit dans votre secteur, vous avez droit à une vingtaine de chaînes de télévision traditionnelle connectées à votre ordinateur personnel.»

Vous avez bien lu: tout ça pour 29,90 par mois, c'est-à-dire 43,31$!

Au Canada, on est loin d'une telle aubaine. Les offres des deux fournisseurs québécois les mieux connus parlent d'elles-mêmes.

Le forfait Bell le moins cher revient à 75,95$ pour un service téléphonique filaire de base (sans appels interubains), une connexion internet à 500 KBPS en vitesse de téléchargement, ce qui est nettement plus lent que de l'offre de Neuf Cegetel, et le service de télévision Express Vu HD Essentiel, qui offre beaucoup moins que 70 chaînes de télévision.

Le forfait Vidéotron le moins cher coûte 69,95$ par mois pour le service de télé numérique Illico de base (qui offre aussi beaucoup moins que 70 chaînes), le service Internet intermédiaire (qui prévoit une connexion à 600 KBPS) et le téléphone fixe, illimité pour les appels locaux mais non les interurbains, bien qu'il se fonde sur une technologie IP.

Bien, sûr, le bouquet de services canadien est moins cher qu'il l'a déjà été. Mais comment expliquer cet écart considérable?

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