Le PDG de Porsche tente de justifier son salaire
Agence France-Presse
«Quand j'ai du succès, je veux aussi être bien payé», explique ainsi M. Wiedeking à l'hebdomadaire Die Zeit.
La semaine dernière, le fabricant de voitures de sport a annoncé que six membres de la haute direction avaient touché 113 millions d'euros en un an. Ce qui a contribué à raviver une vive polémique en Allemagne.
Le président de la République Horst Khler a ainsi appelé à «une culture de la modération» au sein des entreprises quand la chancelière conservatrice Angela Merkel s'est en partie attirée les foudres des milieux économiques en déclarant que «quand l'échec des dirigeants est récompensé par des primes fantaisistes, cela enterre la confiance dans l'équilibre social de notre pays».
Le patron de Porsche avance quant à lui un bilan plutôt flatteur. La valeur du constructeur automobile est passé de 300 millions d'euros à 25 milliards en 13 ans.
«Je pense qu'il est juste que la direction en profite en conséquence», déclare M. Wiedeking. «Je suis un entrepreneur pur sang. Je veux travailler dur», a-t-il ajouté.
Porsche peut par ailleurs se targuer d'avoir versé cette année à l'ensemble de son personnel une prime exceptionnelle de plus de 5000 euros.
Les salariés bénéficient régulièrement de bonus depuis que le constructeur des 911 a retrouvé la santé financière.
«Dans notre cas, tout le monde profite du succès de l'entreprise», selon son patron.
La direction et les salariés ne sont pas les seuls à profiter de notre succès, mais aussi l'État», s'est-il encore défendu, rappelant qu'il était imposé à «50%» et n'avait pas choisi l'exil fiscal «en Suisse ou à Monaco».
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