La Chine craint la spéculation immobilière
Agence France-Presse
Selon un communiqué conjoint de la Banque centrale et de la Commission de régulation bancaire, les taux d'intérêts et les apports exigés pour certains crédits seront plus élevés, pour un deuxième achat (40% au lieu de 30%) ainsi que pour de l'immobilier commercial (50%, au lieu de 40%).
Les deux institutions expliquent qu'en dépit des «mesures prises depuis 2005 pour empêcher la hausse rapide des prix de l'immobilier, il reste des problèmes demandant une solution urgente» liés notamment à la spéculation. Or, la situation est porteuse de risques pour les banques généreuses en crédit qui pourraient se retrouver confrontées à une nouvelle poussée de prêts non performants.
Les banques devront examiner les dossiers avec soin pour détecter les spéculateurs éventuels et refuser de prendre en garantie un bien vide depuis plus de trois ans.
Inquiète de la formation d'une bulle immobilière, la Chine a pris depuis trois ans de nombreuses mesures pour restreindre le crédit et la spéculation, dont plusieurs hausses des taux d'intérêt.
La hausse des prix se poursuit néanmoins au pays. Selon de récentes statistiques officielles, ils ont grimpé en août de 8,2% dans 70 grandes villes du pays, après 7,5% en juillet.
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