REER: huit mythes à déconstruire

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REER 2013

REER 2013

L'heure de cotiser à votre REER approche. Vous trouverez une foule de conseil pratiques dans notre dossier REER 2013. »

Denis L'Hostie, MBA Directeur Principal, planification financière Banque... (Photo archives La Presse)

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Denis L'Hostie, MBA Directeur Principal, planification financière Banque Laurentienne

Martine Letarte, collaboration spéciale
La Presse

Plusieurs mythes sont véhiculés concernant les REER. En voici huit déconstruits par deux experts.

MYTHE N° 1

Le REER est un placement

La vérité - « Le REER est un régime «, affirme Angela Iermieri, planificatrice financière au Mouvement Desjardins.

« C'est comme un panier, illustre-t-elle, dans lequel on met des cotisations qui donnent des déductions fiscales. On les fait fructifier en choisissant des types de placement selon sa tolérance au risque et ses objectifs. »

MYTHE N° 2

Lorsqu'on cotise à son REER, on obtient un remboursement d'impôt

La vérité - « Il faut plutôt parler d'économie d'impôt, parce que cela ne signifie pas qu'on aura un chèque du gouvernement après avoir fait sa déclaration de revenus», explique Denis L'Hostie, directeur principal, planification financière, Banque Laurentienne.

MYTHE N° 3

Le REER est seulement bon pour la retraite

La vérité - « Une personne peut profiter de son REER dans d'autres occasions, comme à l'achat d'une première propriété grâce au Régime d'accession à la propriété (RAP), si elle ou son conjoint retourne aux études grâce au Régime d'encouragement à l'éducation permanente (REEP), ou si elle prend une année sans solde», indique Angela Iermieri.

MYTHE N° 4

Pour cotiser, il faut avoir 18 ans

La vérité - « Les droits de cotiser à un REER s'accumulent dès qu'on fait une déclaration de revenus, précise Mme Iermieri. On peut cotiser à tout âge, mais l'avantage pour un jeune à faible revenu est surtout d'accumuler un maximum de droits REER. «

MYTHE N° 5

Le REER s'adresse surtout aux investisseurs âgés

La vérité - « Plus on investit jeune dans son REER, plus on profitera de l'intérêt composé. C'est l'intérêt qu'on fait sur l'intérêt «, remarque M. L'Hostie.»

MYTHE N° 6

Le REER ne sert à rien parce qu'on payera de l'impôt lors des retraits

La vérité - « Le REER permet de reporter l'impôt à payer au moment des retraits, explique Mme Iermieri. L'avantage, c'est que lorsqu'on a un revenu plus faible à la retraite lors des retraits, son taux d'imposition est plus faible. De plus, pendant toutes ces années, l'argent croît à l'abri de l'impôt. »

MYTHE N° 7

Le REER est la meilleure solution pour tous

La vérité - « Tout est une question de taux d'imposition, indique M. L'Hostie. Une personne avec un revenu inférieur à la moyenne qui aura des revenus semblables à la retraite, donc un taux d'imposition semblable, aurait peut-être avantage à privilégier le CELI. Un jeune en début de carrière pourrait opter pour le CELI et lorsqu'il arrivera à un taux d'imposition plus élevé, transférer les sommes dans son REER pour bénéficier d'une plus grande économie d'impôt. Le REER n'est pas la meilleure solution pour celui dont les revenus seront plus élevés à la retraite que pendant la vie active, comme quelqu'un qui a des immeubles à revenus qu'il aura terminé de payer une fois à la retraite. »

MYTHE N° 8

Le REER entraîne une diminution de la Pension de la Sécurité de la vieillesse

La vérité - « Une personne commence à perdre une partie de sa Pension de la Sécurité de la vieillesse en 2013 lorsque son revenu personnel net est supérieur à 70 954 $, précise M. L'Hostie. Pour la perdre complètement, il faut avoir un revenu de 114 640 $. La moyenne des revenus des Canadiens est d'environ 46 000 $. X

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