Retraite: planifier aujourd'hui pour demain

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Pour entreprendre cette démarche, Louis-Simon Duval, directeur, partenaire... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Photo Ivanoh Demers, La Presse

Pour entreprendre cette démarche, Louis-Simon Duval, directeur, partenaire marketing de la division Gestion de patrimoine de la Banque Nationale, recommande de faire appel à un conseiller financier.

Mélissa Proulx
La Presse

Les temps ont changé. La retraite aussi. De nos jours, une femme qui prend sa retraite à 55 ans peut espérer vivre encore 28 ans, l'homme 23. La retraite représente ainsi près du tiers de la vie.

Avec l'augmentation de l'espérance de vie, les Canadiens doivent désormais préparer une retraite plus longue, plus coûteuse et plus active. «C'est la première fois dans l'histoire qu'à la retraite, nos placements vont possiblement travailler pour nous aussi longtemps qu'on a travaillé pour les gagner», indique Robert Frances, président et chef de la direction du Groupe financier Peak. Cette nouvelle réalité a pour effet de changer la stratégie de planification de la retraite.

Planifier l'épargne

Pour entreprendre cette démarche, Louis-Simon Duval, directeur, partenaire marketing de la division Gestion de patrimoine de la Banque Nationale, recommande de faire appel à un conseiller financier. La première étape consiste à établir un budget de manière à dégager un excédent pour l'épargne. Le crédit doit aussi faire l'objet d'une évaluation pour une meilleure utilisation. «Après avoir déterminé l'âge et les objectifs de sa retraite [projets, style de vie], la personne peut se doter de solutions d'investissement selon son horizon de placement et sa tolérance au risque», propose M. Duval.

Comment faire pour déterminer le revenu annuel moyen à la retraite? Règle générale, les experts s'entendent pour dire que ce revenu représente 70% du salaire annuel brut des trois dernières années de travail. «Cette règle peut s'avérer une bonne cible pour planifier l'épargne, mais plus on se rapproche de la retraite, plus il faut revoir ce modèle par rapport aux conditions de vie qui ont évolué», observe le conseiller de la Banque Nationale.

Si l'âge de la retraite constitue une décision personnelle qui suppose différents scénarios si elle est prise à 55, 60 ou 65 ans, il n'est jamais trop tôt pour commencer à épargner, affirme M. Duval. «Dès que la personne arrive sur le marché de l'emploi, c'est le bon comportement à adopter. D'autant plus qu'elle peut bénéficier de programmes d'épargne comme le régime enregistré d'épargne-retraite (REER) ou le régime enregistré d'épargne-études (REEE) avant même sa retraite. Ces programmes permettent de progresser dans son épargne de manière accélérée.»

Bâtir son portefeuille

Les prestations des régimes de pension gouvernementaux ne permettent généralement pas de maintenir son niveau de vie à la retraite. Au Canada, seulement un tiers des contribuables participent à un régime de retraite de l'employeur. Outre les régimes d'épargnes enregistrés, une grande variété de produits financiers sont proposés, tels que les actions, les obligations et les certificats de placement garanti.

Dans un contexte d'incertitude des marchés, les Canadiens devraient adopter une stratégie de «gestion de risques qui mène à une diversification», affirme Robert Frances, PDG du Groupe Peak. Il importe alors de diviser le portefeuille selon les objectifs et besoins de l'investisseur, à l'aide de placements à court et à long terme. Des exemples: «Les fonds communs d'actions privilégiées et les fonds de revenu de dividendes sont notamment une bonne façon de diversifier le portefeuille, propose-t-il. Il y a également des fonds communs corporatifs qui sont fiscalement avantageux puisqu'ils offrent un remboursement de capital non imposable.»

Cette diversification du portefeuille assure à l'investisseur que l'argent placé à long terme puisse être utilisé de façon optimale. «Les titres à revenu fixe amènent un coussin au portefeuille alors que les titres à revenu variable, comme les fonds communs de placement, créent de la croissance. Lorsqu'on jumelle les deux, on peut espérer diminuer la volatilité du portefeuille», assure Louis-Simon Duval.

Évaluer les risques

Même lorsqu'il est faible, le taux d'inflation est la bête noire des retraités puisqu'il tend à réduire le pouvoir d'achat de l'épargne et la durée du capital. «Le coût de la vie augmente, alors on veut que nos placements et nos revenus augmentent au même rythme. Pour limiter l'impact de l'inflation sur notre retraite, on doit trouver des placements qui nous protègent, comme des actions privilégiées d'entreprise», suggère Robert Frances.

Dans un contexte de bas taux d'intérêt, les rentes à revenu garanti sont moins attrayantes, mais «peuvent faire partie d'une stratégie de diversification du portefeuille», assure M. Frances. Pour pallier les faibles taux d'intérêt, l'expert du Groupe Peak réitère l'importance de faire des placements à long terme: «Les obligations ou dépôts à terme ont pour avantage de geler de l'argent en garantissant un certain taux d'intérêt.»

Avec l'instabilité des marchés, même le plus aguerri des contribuables doit être prudent avec ces produits financiers et avoir recours aux professionnels des finances, prévient M. Frances.

Quels experts?

Le planificateur financier d'une institution bancaire ou d'un groupe financier est le professionnel de première ligne pour entreprendre un plan de retraite. Il pourra ensuite rediriger l'épargnant vers des experts en fiscalité, en planification successorale ou en assurances, par exemple.

Plus la personne avance en âge, plus les besoins se complexifient. «La planification régulière du plan d'épargne est primordiale, rappelle M. Duval de la Banque Nationale. Chaque année ou chaque fois que la situation de la vie change, il doit y avoir un suivi pour réviser les cibles de la retraite.»

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