Querelle avec Bombardier: Boeing riposte avec une campagne publicitaire

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Le premier ministre canadien Justin Trudeau est à Washington mercredi pour une rencontre avec Donald Trump. Il devrait soulever le différend entre Boeing et Bombardier lors de ses entretiens avec le président américain.

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Agence France-Presse
Montréal

Le géant américain de l'aéronautique Boeing s'est attiré les foudres des Canadiens sur les réseaux sociaux mercredi suite à une opération de charme vantant son engagement au Canada alors qu'il s'attaque depuis plusieurs mois à son concurrent Bombardier.

«Boeing est engagé au Canada», tel est le slogan de la campagne de publicité lancée la veille au moment où le constructeur a obtenu de l'administration Trump d'imposer des pénalités financières à Bombardier pour l'empêcher de vendre ses avions CSeries sur le marché américain.

«C'est une plaisanterie n'est-ce pas ?», a réagi un internaute sur Twitter car «avec ce que vous faites à Bombardier, vous n'êtes pas engagé au Canada».

Dans sa vidéo, Boeing vante les emplois et l'impact économique liés à ses investissements sur le sol canadien. «Si tel était le cas, cette vidéo ne serait pas nécessaire», a posté un autre utilisateur de Twitter.

Boeing explique dans son message employer 2000 personnes au Canada, soit loin des 7000 salariés de Bombardier aux États-Unis.

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland, rappelant que de nombreux autres emplois américains dépendent des activités de Bombardier aux États-Unis, avait déjà critiqué la décision de Boeing d'attaquer le manufacturier canadien. Fin septembre, Mme Freeland avait notamment accusé Boeing de vouloir «détruire» le secteur aérospatial canadien.

Boeing accuse Bombardier d'avoir vendu à perte 75 avions CSeries à la compagnies américaine Delta Air Lines. Suivant la plainte de Boeing, l'administration Trump a imposé des droits compensatoires de 220% sur les avions CS100 et CS300 et une taxe antidumping de 80% sur ces mêmes avions.

Mercredi, la compagnie aérienne Delta a indiqué qu'elle ne prendrait pas en charge les coûts additionnels engendrés par ces taxes sur les avions de Bombardier.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau, juste avant sa rencontre mercredi à Washington avec le président américain Donald Trump, a envoyé le signal que le Canada pourrait acheter des avions de combat d'occasion F18 australiens plutôt que les Super Hornet de Boeing.




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