Un promoteur éconduit poursuit Radio-Canada pour 300 millions

Vue aérienne de la tour et des terrains... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Vue aérienne de la tour et des terrains de la Maison de Radio-Canada, au centre-ville de Montréal

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

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Litiges économiques

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

La société immobilière Investek réclame pas moins de 300 millions de dollars à la Société Radio-Canada.

Selon sa version des événements, Investek plaide qu'elle a été empêchée de soumissionner l'achat de la tour et des terrains de la Maison de Radio-Canada, au centre-ville de Montréal, lors du second appel d'offres. Investek soutient qu'elle avait déposé l'offre la plus généreuse lors du premier appel d'offres.

La poursuite de six pages préparée par le cabinet d'avocats Renno Vathilakis a été signifiée à la défenderesse le 22 juin.

Sous la présidence de Robert Lemay, Investek a déposé une offre de 131 millions le 17 mars 2016 pour acquérir l'ensemble de la propriété de 1 million de pieds carrés et d'une tour de 1,3 million de pieds carrés de plancher.

Selon les prétentions d'Investek, l'agence Brookfield, responsable de la vente de la propriété, aurait reconnu que l'offre d'Investek était la plus élevée, mais le courtier au dossier a par la suite annoncé à Investek que Radio-Canada souhaitait conserver une section de 100 000 pieds carrés pour y construire une nouvelle Maison de Radio-Canada. Les parties ne se sont pas entendues sur la suite des choses et la défenderesse est allée de l'avant avec la seconde phase du processus de vente.

Toujours d'après les prétentions de la demanderesse, Radio-Canada a alors mis en oeuvre plusieurs manoeuvres pour exclure Investek de ce que la plaignante considère comme un second appel d'offres. Aucune des allégations n'a été prouvée en cour.

La plaignante soutient, entre autres, qu'elle n'a eu que 13 jours pour soumissionner dans le cadre du second appel d'offres. On demandait alors aux soumissionnaires un dépôt de 1 million de dollars, ce qui n'était pas le cas auparavant. Investek dénonce aussi le fait que l'ensemble des documents transmis devait être en anglais.

Le promoteur évalue son dommage à 300 millions, sous la base d'un profit de 50 $ le pied carré « qu'Investek aurait tiré du développement résidentiel et commercial de la Propriété », lit-on dans la requête.

À Radio-Canada, Julie Racine, chef de la Promotion Télévision et ICI Tou.tv, de la Direction générale, Communications, Marketing et Marque, a confirmé réception de la requête. Elle dit que l'institution l'étudie et que des procédures normales suivront. Elle n'a pas fait d'autres commentaires.




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