La cause de Carole Morinville encore reportée

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Carole Morinville était au palais de justice de... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Photo Ivanoh Demers, La Presse

Carole Morinville était au palais de justice de Montréal, mercredi, mais elle voulait éviter à tout prix d'entrer dans la salle d'audience et d'être filmée par les nombreux médias présents.

(Montréal) Au grand dam de la poursuite et des victimes alléguées, la cause de l'ex-conseillère financière Carole Morinville a été remise pour la huitième fois, aujourd'hui mercredi, au palais de justice de Montréal.

Les deux parties s'entendent à «98%» sur les faits, a indiqué l'avocate de Mme Morinville, Me Éliane Hogue, pour justifier sa demande de report.

De son côté, la procureure de la Couronne, Me Geneviève Côté, a confirmé que des négociations pour en arriver à ce que l'accusée plaide coupable sont en cours. Elle était toutefois moins optimiste que sa consoeur de la défense. «On ne s'entend pas sur certains faits et il n'y a pas de garantie qu'on va s'entendre», a dit la poursuite au juge Éric Downs. La Couronne demandait que l'enquête préliminaire soit fixée dès aujourd'hui vu l'encombrement des tribunaux.

L'ex-conseillère financière est accusée de fraude, de fabrication de faux documents et d'entrave à la justice. Elle est passible de 14 ans de prison. La fraude, de 2 à 3,5 millions de dollars, aurait touché une soixantaine d'investisseurs, dont l'actrice Karine Vanasse.

Mme Morinville était au palais de justice, mais elle voulait éviter à tout prix d'entrer dans la salle d'audience et d'être filmée par les nombreux médias présents. Or, le juge Downs a exigé qu'elle se présente devant lui. Visiblement mécontente, l'accusée s'est caché le visage en passant devant les caméras.

Le juge Downs a finalement accédé à la demande de la défense et a reporté la cause pour la forme le 25 mai, non sans exprimer sa «préoccupation» concernant le cheminement du dossier. L'accusée a ensuite quitté le palais de justice sans faire de commentaires.

C'était la première fois, ce matin, que les présumées victimes de Mme Morinville la voyaient en personne depuis la découverte de la fraude, en 2010.

Marie-Noëlle Déry, qui s'est fait flouer d'environ 115 000$, a longuement dévisagé l'accusée lorsque cette dernière est entrée dans la salle d'audience. «On attend encore. Ça fait deux ans», a-t-elle lâché d'un ton résigné. L'Autorité des marchés financiers lui a remboursé 102 000$. Elle souhaite aujourd'hui que l'accusée purge une peine de prison sévère. «En la regardant, je me demandais comment, il y a deux ans, j'ai pu aimer, trouver belle et admirer cette femme», a-t-elle conclu.

En octobre dernier, Mme Morinville a été déclarée coupable par la Chambre de la sécurité financière de s'être approprié des fonds, d'avoir offert des placements non autorisés, de s'être placée en conflit d'intérêts et d'avoir fait une fausse déclaration bancaire. Elle faisait face à une vingtaine de chefs d'accusation devant cet organisme d'autoréglementation similaire à un ordre professionnel, mais qui relève du ministère québécois des Finances au lieu du ministère de la Justice.

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