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Sollicitation de clientèle dénoncée
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Alain Bisson
La Presse
Dans son action déposée à Montréal ce mois-ci, la FDP réclame plus d'un demi-million de dollars aux conseillers Tomi Houle, Pascal Lavigueur et Michel Rubino, notamment parce qu'ils auraient violé leurs engagements de confidentialité et de loyauté, et qu'ils auraient tenu des propos diffamatoires à l'endroit de la Financière.
La FDP vise aussi VMD avec sa poursuite et sa réclamation. Elle avance que la maison de courtage «approuve et endosse les agissements et comportements de ses [nouveaux] employés» puisque VMD n'aurait rien fait pour corriger la situation, une fois informée.
Selon la requête consultée par La Presse Affaires, VMD a embauché les trois ex-conseillers de la FDP à la fin mai, quelques jours seulement après les démissions de Pascal Lavigueur et de Michel Rubino, et quelques mois après le congédiement «pour des motifs sérieux» de Tomi Houle.
Depuis ce temps, «Tomi Houle, Pascal Lavigueur et Michel Rubino ont sollicité avec insistance et de manière persistante les clients [de la FDP] et tiennent des propos calomnieux et dénigrants à l'égard [de la FDP]», avance la poursuite.
»Propos mensongers»
Entre autres, lors d'un appel téléphonique avec une cliente, en septembre dernier, M. Houle aurait déclaré que la FDP a «des problèmes à l'interne, une gestion déficiente et des rendements sous optimaux», ajoute le document. «Les propos tenus sont totalement mensongers, sans fondement et tout à fait gratuits.»
La Financière soutient avoir perdu 14 clients desservis par ses trois ex-conseillers au profit de VMD. Leurs actifs dépassent les 11 millions, ajoute-t-elle. «... Force est de conclure que [MM Houle, Lavigueur et Rubino] ont quitté avec de l'information confidentielle concernant les clients [de la FDP] leur permettant de les solliciter.»
Pourtant, les trois hommes s'étaient engagés par écrit en 2008 à ne pas tenter de recruter de clients de la FDP ou concurrencer cette dernière au cours des 12 mois suivant leur éventuel départ, soutient le document de poursuite.
La FDP dit avoir communiqué ses préoccupations à VMD au cours d'une rencontre entre leurs responsables de la conformité tenue le 15 septembre. Trois jours plus tard, VMD aurait répondu «que les actions nécessaires seraient prises».
Toutefois, «considérant le nombre de clients anciennement desservis par [les trois conseillers] qui continuent à transférer leurs actifs sous gestion chez VMD... force est de conclure que VMD n'a pris aucune action pour remédier à la situation», écrit l'avocate de la FDP, Fany O'Bomsawim.
Allégations réfutées
Joint par La Presse Affaires, André Chapleau, porte-parole de Desjardins, a réfuté les allégations de la FDP. Il a soutenu que la maison de courtage «sensibilise» ses nouveaux employés à l'importance du respect des ententes de confidentialité qu'ils ont conclues avec leur ancien employeur.
M. Chapleau a rappelé que VMD a elle-même eu maille à partir avec deux courtiers congédiés au début novembre après avoir réalisé des transactions non autorisées aux Bahamas et qui ont par la suite sollicité leurs clients chez VMD.
«Nous sommes très sensibles à ce genre de problématique chez Desjardins», a-t-il dit.
L'avocate de la FDP n'a pas rappelé La Presse.
La FDP est détenue par la Fédération des médecins spécialistes, l'Association des chirurgiens dentistes, la Corporation de services de la Chambre des notaires, l'Association des architectes en pratique privée et l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires.
La Financière dit avoir 8000 clients membres de ces associations et des actifs sous gestion de 2,1 milliards.
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