Affaire Claude Robinson: troisième round devant la Cour suprême?

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Claude Robinson

(Montréal) On dirait bien que ce n'est pas demain la veille que Claude Robinson touchera les 2,7 millions de dollars qui lui sont alloués par la Cour d'appel puisqu'au moins deux de ses adversaires songent à se tourner vers la Cour suprême du Canada.

Encore faut-il, cependant, que le plus haut tribunal du pays accepte de les entendre.

L'argent ne sera pas versé au créateur montréalais tant que la cause sera devant les tribunaux.

«Le chemin est à moitié parcouru», a indiqué à La Presse Me Pierre Y. Lefebvre, avocat de l'auteur français Christophe Izard, de France Animation et de Ravensburger.

Christophe Izard a toujours prétendu qu'il est le créateur de la série Robinson Sucroë. Or, la Cour d'appel confirme ce qu'avait établi la Cour supérieure, c'est-à-dire que Robinson Sucroë est un plagiat. Les droits d'auteur appartiennent à Claude Robinson.

«Pour M. Izard, ce n'est pas une question d'argent, c'est une question d'honneur», a souligné Me Lefebvre. Son client a 60 jours pour porter sa cause en Cour suprême.

Dans sa décision rendue hier, la Cour d'appel souligne que le juge de première instance, Claude Auclair, a été dur envers Izard, mais qu'il ne s'agit pas d'une erreur de droit.

En août 2009, le juge de la Cour supérieure avait souligné non sans ironie qu'Izard portait fièrement au revers de sa veste l'insigne de la Légion d'honneur à toutes ses présences en Cour, alors que le mensonge et les versions contradictoires ont dominé les audiences.

«Des 2,7 millions [au lieu des 5,2 millions accordés au départ], il y a 1,5 million en frais d'avocat. Les dommages compensatoires ont donc substantiellement diminué. C'est beaucoup plus raisonnable», a ajouté Me Lefebvre.

L'avocat de Cinar, Me William Brock, est aussi satisfait de la révision à la baisse des dommages. Son client a obtenu une réduction de plus de 90% de la somme à payer à M. Robinson.

Cinar n'exclut toutefois pas la possibilité d'interjeter appel sur la question du plagiat. «C'est une affaire très triste pour tout le monde. J'espère que cela va se terminer un jour», a indiqué Me Brock.

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