Plan de sauvetage: Juncker presse la Cour constitutionnelle allemande

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Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres... (Photo Associated Press)

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Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro.

Agence France-Presse
Berlin

Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, souhaite que la Cour constitutionnelle allemande se prononce rapidement sur le fonds de secours européen MES et sur le pacte budgétaire, dans un entretien au Spiegel samedi.

«Je pense que (ses membres) savent dans quels délais maximaux nous devons agir», a-t-il averti, alors que la Cour vient d'entamer l'examen de six plaintes visant à bloquer la ratification du pacte budgétaire et du MES, qui devait entrer en vigueur en juillet.

Avant le début de l'audience, l'avis général était que les délibérations ne dureraient pas plus de trois semaines, mais les médias allemands évoquent désormais l'éventualité que cela puisse durer jusqu'à trois mois, un délai «qui ne nous aide pas vraiment», a commenté M. Juncker.

Il faisait ainsi référence, selon Der Spiegel, au mois de septembre, date à laquelle les bailleurs de fonds devront se prononcer pour une reprise de l'aide financière à Athènes.

Le gouvernement grec prépare un plan d'économies de 11,5 milliards d'euros sur deux ans qu'il présentera à une délégation de la troïka des créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), qui reprendra, à partir du 24 juillet à Athènes, sa mission d'audit des comptes grecs.

«C'est un fait que le gouvernement grec n'a pas appliqué le programme (de mesures exigées en échange de l'aide) comme il était prévu. Mais il est aussi clair que si l'on veut donner plus de temps à la Grèce pour remplir ses objectifs, cela aura un coût», a expliqué M. Juncker.

Le Luxembourgeois en a profité pour critiquer le premier ministre italien Mario Monti pour s'être présenté en vainqueur - interprétation reprise par une bonne partie de la presse allemande - de son bras de fer avec la chancelière allemande Angela Merkel, lors du dernier sommet européen fin juin.

«C'est une mauvaise habitude d'utiliser les sommets européens pour mettre en scène des victoires ou des défaites politiques. La vérité c'est qu'en Europe nous gagnerons ensemble ou nous perdrons ensemble», a commenté M. Juncker.

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