Grèce: pas de décision au sommet de l'UE, prévient Berlin

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Agence France-Presse
Berlin

Le porte-parole du gouvernement allemand a prévenu lundi que les dirigeants européens ne prendraient pas de décision concernant la Grèce lors de leur sommet jeudi et vendredi à Bruxelles.

Le groupe de bailleurs de fonds de la Grèce, la «troïka doit aller à Athènes. Ils doivent voir où en est le programme et ensuite en rendre compte à l'Eurogroupe et au Fonds monétaire international. Ensuite nous parlerons de comment le programme doit se poursuivre», a souligné Steffen Seibert lors d'un point-presse régulier des porte-parole du gouvernement.

«Je pense que tous nos partenaires européens vont s'en tenir à cette procédure. Alors n'attendez pas de décision sur la Grèce lors du Conseil européen», a-t-il ajouté.

Un porte-parole du ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, a précisé que la mission de la troïka avait été retardée en raison des problèmes de santé du Premier ministre grec Antonis Samaras et du ministre des Finances Vassilis Rapanos.

«La visite de la troïka a été retardée en raison du manque d'interlocuteurs», a souligné Martin Kotthaus. «C'est regrettable mais c'est comme cela», a-t-il ajouté.

Cette mission de la «troïka» des créanciers du pays (UE-BCE-FMI) devait venir faire un audit sur la situation de la Grèce, après une demande d'Athènes de renégociation du plan d'austérité signé en février dernier.

Vainqueur des élections du 17 juin, le dirigeant conservateur Antonis Samaras a formé un gouvernement de coalition dont l'objectif premier est la révision de ce plan qui a permis à la Grèce d'obtenir une nouvelle aide de 130 milliards d'euros.

Merkel inquiète de la mutualisation de la dette

Par ailleurs, la chancelière allemande Angela Merkel s'est dite lundi «inquiète» de la possible multiplication «de toutes sortes d'idées de mutualisation» de la dette, principe que l'Allemagne rejette, lors du prochain sommet européen jeudi et vendredi à Bruxelles.

«Quand je pense au sommet, ce qui m'inquiète est qu'il y aura toutes sortes d'idées de mutualisation de la garantie (des dettes souveraines) et trop peu d'idées pour plus de contrôle» des finances des États de la zone, a-t-elle dit dans un discours donné à l'occasion d'une conférence sur le développement durable à Berlin.

«Il doit y avoir un équilibre entre garantie mutuelle et contrôle», quitte à transférer pour cela davantage de prérogatives à l'échelon européen, a plaidé la chancelière.

Le président de la banque centrale allemande, Jens Weidmann, partage cette position. «Si on veut une mutualisation des risques, il faut accepter un contrôle» de ses partenaires, a-t-il déclaré lundi soir lors d'une conférence organisée par l'hebdomadaire Der Spiegel.

«Or j'entends beaucoup parler de mutualisation mais peu de contrôle», a-t-il ajouté, jugeant que le «président français (François Hollande) qui prône la mutualisation semble moins prêt que l'Allemagne à céder des compétences».

Mme Merkel a fait valoir par ailleurs que les projets d'euro-obligations à plus ou moins court terme («eurobills» ou «eurobonds») étaient «contraires à la Constitution» allemande.

Plusieurs pays, France en tête, devraient tirer profit du sommet des 28 et 29 juin à Bruxelles pour promouvoir cette idée de mutualisation de la dette sous des formes plus ou moins poussées.

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