Sarkozy et Merkel détaillent leur compromis

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La chancellière allemande, Angela Merkel.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont adressé mercredi au président du Conseil européen Herman Van Rompuy la lettre détaillant les propositions franco-allemandes annoncées lundi pour réformer la gouvernance économique européenne, a annoncé l'Elysée.

Le compromis élaboré par le président français et la chancelière allemande, qui vise à réformer les traités européens, doit être proposé jeudi aux chefs d'État et de gouvernement des 27 pays de l'Union européenne (UE), réunis pour deux jours en sommet à Bruxelles, afin d'éteindre la crise de la zone euro.

«Nous devons consolider de manière significative les fondements de l'Union économique européenne», écrivent les deux dirigeants à M. Van Rompuy, qui doit lui aussi présenter des propositions de réforme aux 27.

  Les 27 membres de l'Union européenne
   
  1. Allemagne 14. Italie  
  2. Autriche 15. Lettonie  
  3. Belgique 16. Lituanie  
  4. Bulgarie 17. Luxembourg
  5. Chypre 18. Malte  
  6. Danemark 19. Pays-Bas
  7. Espagne 20. Pologne  
  8. Estonie 21. Portugal
  9. Finlande 22. République tchèque
  10. France 23. Roumanie
  11. Grèce 24. Royaume uni
  12. Hongrie 25. Slovaquie
  13. Irlande 26. Slovénie
  27. Suède  
   
  En gras: membre de la zone euro  
         

«A côté de la monnaie unique, un pilier économique solide est indispensable, s'appuyant sur une gouvernance renforcée pour assurer la discipline budgétaire ainsi qu'une croissance plus forte et une compétitivité accrue», poursuivent M. Sarkozy et Mme Merkel, qui proposent que «ces nouvelles règles et engagements soient inclus dans les traités».

Paris et Berlin souhaitent que l'UE toute entière puisse adhérer à leur plan mais, comme l'ont déjà dit leurs dirigeants lundi, écrivent qu'en cas de refus de l'un des 27 «les États dont la monnaie est l'euro devront aller de l'avant».

Le compromis franco-allemand prévoit essentiellement un renforcement de la discipline budgétaire, avec adoption d'une règle d'or dans tous les pays et des sanctions quasi-automatiques en cas de dépassement du seuil de déficit autorisé (3% du produit intérieur brut), ainsi que des mécanismes de «solidarité» financière avec les pays en difficulté.

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