Le FMI envisage des prêts de 35 milliards aux pays arabes

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Crise dans le monde arabe

Crise dans le monde arabe

La poussée de violences dans le monde arabe et particulièrement en Libye fait trembler les Bourses mondiales et flamber les cours de brut, sur fond de craintes d'approvisionnement en gaz et pétrole. »

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Photo: Borni Hichem, Archives AFP

Cette note du FMI au G8 tente de tirer les leçons économiques des bouleversements politiques dans le monde arabe depuis le début de l'année. Ci-dessus, des Libyens font la queue pour acheter de l'essence dans la ville de Giado, alors que les troubles politiques qui ravagent le pays depuis plusieurs mois a rendu le carburant de plus en plus rare.

Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué jeudi dans une note transmise au sommet du G8 à Deauville en France qu'il envisageait jusqu'à 35 milliards de dollars de prêts aux pays arabes, si les gouvernements de la région devaient demander l'aide de l'institution.

Le FMI dit être disposé à prêter aux pays importateurs de pétrole du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, ceux qui ont le plus besoin d'une aide financière.

En appliquant les règles mises en oeuvre lors des prêts les plus récents, «un montant total d'environ 35 milliards de dollars pourrait être mis à disposition» de ces pays, a indiqué l'institution de Washington, alors que les dirigeants du G8 discutaient à Deauville de leur soutien aux révolutions arabes.

Selon les calculs du FMI, «dans le scénario central actuel, qui ne tient pas compte du calendrier des réformes que les pays mettraient au point, les besoins de financement extérieurs des importateurs de pétrole de la région devraient dépasser les 160 milliards de dollars entre 2011 et 2013, dont une partie importante viendrait de bailleurs de fonds officiels», c'est-à-dire des grandes institutions internationales.

Cette note au G8 tente de tirer les leçons économiques des bouleversements politiques dans le monde arabe depuis le début de l'année.

«La stabilité sociale et politique ne sera assurée que si la région crée 50 à 75 millions d'emplois dans la décennie à venir pour ceux qui rejoindront la population active et pour réduire le chômage, et si le modèle économique est vu comme juste et profitant à tous», ont écrit les économistes du FMI.

«Des changements graduels n'aboutiront pas à un tel résultat. Une augmentation considérable du rythme de la croissance économique est nécessaire, ce qui appelle à des politiques soutenant un environnement favorable pour le secteur privé», ont-ils ajouté.

Le FMI, qui s'apprête à discuter avec l'Égypte des conditions d'un prêt, a donné les grands traits des réformes qu'il préconiserait.

Il a appelé à des politiques économiques qui assurent «la stabilité» (du budget, de l'inflation), «un environnement plus ouvert et favorable pour le secteur privé», «une protection sociale complète et bien ciblée» et à «bâtir des institutions efficaces et transparentes».

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