Dure année pour Churchill

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Comment ça va... le Canada ?

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Notre journaliste Stéphane Paquet fait le tour du Canada pour constater comment les provinces se remettent de la récession. »

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Le port de Churchill au Manitoba.... (Photo fournie par Churchill Gateway Development Corporation)

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Photo fournie par Churchill Gateway Development Corporation

Le port de Churchill au Manitoba.

(Churchill) Trois petits degrés en ce matin du mois d'août. Le soleil se lève sur ce village sans arbres. Des hôtels et des motels surtout, un grand magasin à rayons où on trouve de tout, un vieil édifice de la marine canadienne. Puis, à l'extrémité ouest de la ville, entre mer et rivière, un grand élévateur de grains et un bateau blotti derrière.

Bienvenue à Churchill, «?capitale mondiale des ours polaires?». Mais la petite capitale boréale a déjà été plus en forme. L'année 2009 est plutôt terne.

Au printemps, la communauté a connu des problèmes d'approvisionnement pour la deuxième fois en un an, tellement le rail qui mène à Churchill est en piteux état. Les tablettes des magasins étaient vides et les restaurants manquaient d'aliments.

Malgré le rail chancelant, la récession a trouvé son chemin jusqu'à Churchill, qui survit en grande partie grâce aux milliers de touristes de partout dans le monde qui viennent chaque année y observer les ours, les bélugas, les oiseaux, et admirer les aurores boréales.

«?Cette année, l'activité économique a baissé de 50?%, n'hésite pas à affirmer Rose Preteau, présidente de la Chambre de commerce. Des gens avaient réservé et ont annulé. Ils sont plus prudents.?»

Le climat est aussi une bête capricieuse, et il a joué contre Churchill en 2009. «?On n'a pas eu de printemps, dit Mme Preteau. La saison d'observation des oiseaux (avril et mai) a été quasi inexistante.?»

Et le port n'a lancé sa saison que très tardivement, à la mi-août.

Churchill a déjà connu de meilleurs moments. La base militaire a longtemps été l'épine dorsale de Churchill, poussant la population jusqu'à 6000 personnes. Mais tout a été démantelé, sauf l'aéroport. La ville compte maintenant moins d'un millier d'âmes. En fait, 983 selon le dernier recensement.

Le port, construit en 1929, a connu son âge d'or dans les années 60 quand le transport maritime se faisait dans les deux sens. «?On importait du scotch-whisky, et de l'équipement agricole?», raconte le maire Mike Spence.

Depuis, le port a été négligé par le gouvernement dans les deux dernières décennies du XXe siècle. Mais la communauté espère toujours qu'il retrouve son lustre d'antan.

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