Question pour un patron: redonner à la communauté

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Après 12 ans au sein de L'Oréal, Marie-Josée Lamothe a rejoint les rangs de Google en avril 2014.

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Emilie Laperrière

Collaboration spéciale

La Presse

La Presse donne la parole aux grands dirigeants du Québec. Chaque semaine, un patron répond à cinq questions posées par le chef d'entreprise interviewé la semaine précédente. Et ainsi de suite.

La directrice générale de Google Québec et directrice générale, Stratégie de marque et produits de consommation pour Google Canada, Marie-Josée Lamothe, répond aujourd'hui aux questions de Nathalie Bondil, directrice du Musée des Beaux-Arts de Montréal.

Q: Que fait Google en ce qui a trait à la responsabilité sociale et communautaire ? Quelles sont vos meilleures pratiques au Canada ?

R: Redonner à la communauté fait partie de qui nous sommes. En 2013, Google a donné plus de 100 millions en subventions, 1 milliard en produits et a offert plus 600 000 heures de bénévolat à des organismes à but non lucratif.

Le programme Global Impact Awards and Impact Challenges offre des subventions et du soutien direct aux organismes à but non lucratif qui cherchent à transformer leur communauté tout en utilisant la technologie. Au Canada, une équipe a aussi vu le jour en avril pendant les inondations en Alberta. Des alertes informaient les citoyens et mettaient en contact la ville et le gouvernement.

Q: Comment évolue le projet Google Art au Canada?

R: Google Art est une plateforme unique sur le web qui est offerte à tous les musées à travers le monde. Elle permet de visiter virtuellement leurs installations grâce à la technologie. Plus de 180 partenaires dans plus de 40 pays fournissent maintenant quotidiennement plus de 40 000 oeuvres à contempler.

Au Canada, le musée Pointe-à-Callière, le Conseil des arts du Canada, le Musée des beaux-arts de l'Ontario, le Ballet national du Canada, le Museum of Inuit Art, le musée McCord, le Mouvement ESSARTS, le Royal BC Museum et le Textile Museum of Canada y participent.

Q: Quel serait votre principal conseil aux organismes culturels pour bonifier leur mise en marché sur les plateformes numériques?

R: Ils devraient s'intéresser aux données en temps réel pour comprendre les mots pertinents reliés aux expositions à venir, rejoindre les gens qui s'intéressent déjà à la culture, échanger et s'engager avec eux.

Nos institutions culturelles peuvent maintenant profiter des outils qui leur sont offerts sur le web pour mettre à l'avant-plan leur offre et aller chercher davantage de visiteurs.

Q: Vous avez une forte expérience auprès des grandes marques internationales, chez L'Oréal et maintenant chez Google. Pouvez-vous avoir une influence locale lorsque vous travaillez pour une entreprise internationale?

R: On a beau être une entreprise globale, on n'existe pas si on n'est pas actif sur la scène locale. C'est pourquoi on essaie de faciliter le bien-être de tout un chacun, par le biais de l'éducation et de l'implication communautaire.

Cette année, l'équipe de Montréal a par exemple donné un cours sur la littérature numérique et la sécurité en ligne à des personnes âgées.

Depuis 2010, notre entreprise a aussi donné plus de 140 000 $ en subventions à des écoles et des organismes de charité montréalais, grâce au programme Community Grant and Google Research Awards.

L'Université de Montréal, la fondation Mobilys, Fusion Jeunesse et la Corporation de l'École Polytechnique en ont bénéficié.

Q: Google domine l'environnement numérique et a révolutionné nos façons de faire. Que sera la prochaine grande révolution technologique?

R: J'ai de la difficulté à prévoir le prochain grand coup!

Bien sûr, on travaille sur des voitures qui se conduisent seules, sur d'autres technologies. Mais je crois toutefois que la vraie révolution, ce sera une intégration massive de l'utilisation du web dans la vie quotidienne. En marketing, on ne fera plus de distinction entre la communication traditionnelle ou numérique. Les Canadiens passent déjà considérablement plus de temps devant un écran que devant la télé, et nous ne sommes qu'en 2014. Imaginez le futur.

Le parcours de Marie-Josée Lamothe

> Âge: 45 ans

> Études: elle a terminé le programme général de gestion INSEAD, en France, et a obtenu un double baccalauréat en économie et en mathématiques de l'Université de Montréal.

> Directrice générale depuis: avril 2014

> Nombre d'employés: plus de 500 au Canada et plus de 50 à Montréal

> Avant d'être directrice générale de Google Québec: Elle a travaillé 12 ans au sein de L'Oréal, notamment comme chef de la direction, marketing et communications corporatives.

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À lire la semaine prochaine prochaine: le président-directeur général d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, répond aux cinq questions posées par Marie-Josée Lamothe.

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