Les as de la science appliquée

Ils travaillent en génie, en santé, en foresterie, et dans une foule d'autres... (ILLUSTRATION DANIEL RIOPEL)

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ILLUSTRATION DANIEL RIOPEL

Caroline Rodgers, collaboration spéciale
La Presse

Ils travaillent en génie, en santé, en foresterie, et dans une foule d'autres domaines passionnants. Les technologues sont ceux qui appliquent les progrès de la science et de la technique au quotidien dans tout ce qu'ils ont de plus concret: dessiner une carte, ajuster une prothèse, assembler un avion n'en sont que quelques exemples.

Un technologue est quelqu'un qui détient un diplôme d'études collégiales (DEC) en sciences appliquées. On le nomme parfois à tort technicien, mais selon l'Office de la langue française, le détenteur d'un DEC est un technologue, tandis que le technicien détient plutôt un DEP ou une AEC.

«Ce sont des mordus des technologies et qui sont formés pour résoudre des problèmes. Au départ, quand ils terminent leurs études, ils ont une formation très pointue. Mais avec les années, ils continuent d'apprendre dans leur domaine tout en élargissant leurs connaissances à tout ce qui gravite autour de leur spécialité. Sur un chantier de construction, par exemple, ils parlent le langage à la fois des travailleurs manuels et celui des ingénieurs, faisant le pont entre les deux. Ils sont donc très appréciés sur le marché du travail», explique Denis Beauchamp, président de l'Ordre des technologues professionnels du Québec (OTPQ).

Une dizaine de familles technologiques sont reconnues par l'OTPQ, réunissant 60 programmes de formation permettant de travailler dans les domaines suivants: informatique, agriculture et pêches, alimentation, fabrication mécanique, bâtiments et travaux publics, bois et matériaux, design industriel, chimie et biologie, électrotechnique, environnement et aménagement du territoire, fabrication mécanique, foresterie et papier, mines, métallurgie, transport et santé (pour les technologues en orthèses et prothèses seulement).

«Les diplômés les plus convoités ces années-ci sont notamment ceux des programmes touchant aux bâtiments et aux travaux publics, en raison des investissements importants dans ce secteur,notamment dans l'évaluation et l'estimation des bâtiments, ajoute M. Beauchamp. On constate aussi une pénurie criante de technologues en orthèses et en prothèses orthopédiques reliée au vieillissement de la population. De plus, les programmes reliés à l'électrotechnique et à l'aéronautique sont également des choix d'avenir. Ce sont des secteurs d'activités qui vont continuer de se développer au cours des prochaines années et on prévoit que la demande en personnel qualifié va poursuivre sa croissance.»

Deux autres ordres professionnels séparés regroupent les technologues en santé. Il s'agit de l'Ordre des technologues en imagerie médicale et radio-oncologie, et de l'Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec.

En bref

> 4000 membres

> Ordre à titre réservé

> 60 disciplines représentées

> 83% sont salariés

> 17% travaillent en pratique privée

Source: OTPQ

> 3700 membres

> Adhésion obligatoire pour pratiquer

> Environ 80% oeuvrent principalement dans le secteur public

> Le secteur privé est en expansion, notamment les cliniques privées de chirurgie esthétique et de troubles du sommeil.

Source : OPIQ

> 5200 membres

> Adhésion obligatoire pour pratiquer

> 71% en radiodiagnostic

> 11% en radio-oncologie

> 10,5% en médecine nucléaire

> 85% travaillent dans le secteur public

Source : OTIMRO

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