Certaines spécialisations connaissent une pénurie

Martine Letarte, collaboration spéciale
La Presse

Vous êtes technicien juridique en droit des affaires et valeurs mobilières. Ou encore, secrétaire juridique en litige. Si vous êtes allumé et bilingue, vous pouvez vous trouver un emploi dans le temps de le dire. C'est ce qu'affirme Dominique Tardif, directrice du bureau de Montréal chez ZSA recrutement juridique.

«On peut même dire en ce moment qu'on est en pénurie pour les secrétaires juridiques spécialisées en litige, précise-t-elle. Sinon, dans les autres spécialités, il y a tout de même toujours de l'emploi pour les secrétaires et les techniciens bilingues.»

Année après année, les avocats comptant une clientèle établie sont toujours recherchés.

«Celui qui apporte un volume de clients dans un cabinet est toujours le bienvenu, indique Mme Tardif. Ça fait rouler les affaires, ça occupe les plus jeunes.»

Depuis quelques années, on voit aussi de plus en plus de postes dans les entreprises pour les avocats.

«Tout le monde se serre la ceinture, remarque Mme Tardif. Les entreprises économisent si elles embauchent un avocat à salaire fixe plutôt que d'en consulter un dans un cabinet, à 300$, 500$, ou 700$ l'heure pour chaque petit pépin. De plus, l'avocat salarié est plus disponible et il renforce l'expertise de l'entreprise.»

Dominique Tardif remarque aussi que les avocats spécialisés en litige fiscal sont très en demande en ce moment.

«D'ailleurs, généralement, un avocat fiscaliste ne manque pas de boulot», précise-t-elle.

Le droit minier et le droit des ressources naturelles sont aussi en vogue en raison du Plan Nord.

«Les cabinets mettent des équipes en place pour répondre à la demande éventuelle», affirme Dominique Tardif.

Le travail ne manque donc pas pour les avocats, mais la concurrence est forte chez les jeunes.

«Ils doivent se démarquer et idéalement, décrocher un emploi à la fin de leur stage pour acquérir une bonne expérience», remarque Mme Tardif.

À Chambre des notaires du Québec, Antonin Fortin, directeur des communications, remarque que les jeunes semblent bien s'intégrer au marché du travail.

«On assermente environ 200 notaires par année et la grande majorité, je dirais environ 80%, demeure sur son lieu de stage, précise-t-il. Après quatre ou cinq ans, plusieurs démarrent leur propre étude.»

3762

Membres de la Chambre des notaires du Québec

24 139

Membres du Barreau du Québec

5000

Secrétaires juridiques

6000

Techniciens juridiques et personnel assimilé

1500

Juges de paix et officiers de justice

Source : Emploi-Québec, Information sur le marché du travail

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