Christian Beauchesne, médecin de famille

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Christian Beauchesne

Stéphane Champagne
Stéphane Champagne, collaboration spéciale
La Presse

La médecine familiale est en pleine mutation. Et c'est ce qui fascine le Dr Christian Beauchesne, médecin depuis 32 ans à Granby. Selon lui, être médecin de famille n'a jamais été aussi intéressant.

«La population vit plus longtemps et souffre donc de plusieurs maladies en même temps. Nous n'avons plus seulement un rôle curatif. Mous devons faire une prise en charge complète. Par exemple, dans le cas des maladies dégénératives comme celle d'Alzheimer, le médecin de famille doit aussi être là pour le conjoint et les autres membres de la famille qui sont touchés par cette maladie. La médecine familiale n'a jamais été aussi exigeante», explique Christian Beauchesne.

Le mythe voulant que la médecine familiale soit pour les étudiants moins doués doit donc être déboulonné, dit-il. «Nous n'avons jamais eu autant besoin de médecins capables de prendre en charge des patients et de les suivre sur plusieurs années», croit-il.

D'ailleurs, ne devient pas médecin de famille qui veut. «Ça prend des qualités qui ne sont pas données à tout le monde. Il faut avoir une vision globale, être capable de travailler en équipe. C'est d'ailleurs cela, l'avenir de la profession: l'interdisciplinarité», affirme-t-il.

Christian Beauchesne fait partie d'un Groupe de médecins de famille (GMF). Il suit environ 2000 patients, dont certains depuis ses débuts en 1980. Il consacre 70% de son temps aux rendez-vous en clinique. Les 30% résiduels prennent la forme de visites à domicile et d'heures travaillées en milieu hospitalier.

Mais le Dr Beauchesne est également très actif en soins palliatifs. Il s'y intéresse depuis 25 ans. À l'époque, il a mis en place un programme en ce sens au Centre hospitalier de Granby. Il a par ailleurs aidé à la création de la Maison Au diapason, de Bromont, où séjournent les patients en phase terminale. Nuance importante, selon lui: les soins palliatifs servent à améliorer la qualité de vie des patients dont la guérison n'est plus possible. Une personne peut recevoir des soins palliatifs durant des années. À ne pas confondre, donc, avec patient en phase terminale.

À 58 ans, Christian Beauchesne considère pouvoir, si la santé le lui permet, garder le rythme actuel pour encore une bonne dizaine d'années. Après quoi, il aimerait concentrer ses efforts sur les soins palliatifs, un secteur qui, avec le vieillissement d'une importante tranche de la population, gagnera en importance.

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