De plus en plus de bouches à soigner

La population croît sans cesse. Et dans bien des endroits, notamment au Québec,... (Illustration Daniel Riopel, La Presse)

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Illustration Daniel Riopel, La Presse

La population croît sans cesse. Et dans bien des endroits, notamment au Québec, les gens prennent de plus en plus soin de leurs dents. Résultat: le travail dans le domaine des soins dentaires ne manque pas.

D'après Emploi-Québec, plusieurs professions reliées aux soins dentaires - dentiste, orthodontiste et hygiéniste dentaire - sont parmi les plus demandées actuellement dans la province.

Le Dr Serge Langlois, président de l'Association des chirurgiens dentistes du Québec, dit ne pas avoir de statistiques sur le taux de placement des dentistes généralistes et spécialistes qu'il représente, soit près de 4000. «Par contre, je crois que près de 100% ont un emploi», affirme-t-il.

Il remarque que plusieurs dentistes commencent par travailler pour un confrère. «Pendant ce temps-là, ils sont payés au pourcentage de la valeur des traitements qu'ils dispensent. De 5 à 10 ans plus tard, plusieurs vont devenir propriétaires», indique le Dr Langlois.

Chez les hygiénistes dentaires, le taux de placement des diplômés est de 97%. «Il y a quelques années, les étudiantes se trouvaient un emploi avant même de terminer leurs études. Maintenant, elles peuvent attendre quelques semaines», souligne Johanne Côté, présidente et directrice générale de l'Ordre des hygiénistes dentaires du Québec.

Elle croit que la demande d'hygiénistes dentaires, une profession à 99% féminine, continuera d'être élevée dans les prochaines années. «La demande en hygiène dentaire augmente, notamment parce que les gens ont moins de dentiers, mais plus d'implants», dit-elle.

Les denturologistes qui font des prothèses complètes et partielles ont également beaucoup de travail. «Des édentés, il y en a encore beaucoup, notamment chez les baby-boomers. De plus, la moyenne d'âge dans la profession est assez élevée, donc il y a plusieurs possibilités d'assurer la relève d'un denturologiste qui prend sa retraite», affirme Isabelle Lefebvre, jeune denturologiste.

À l'Ordre des denturologistes du Québec, on précise que la moyenne d'âge des 968 membres est de 58 ans.

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