Santé animale: des taux de placement de 100%

Quel enfant aimant les animaux n'a pas un jour rêvé de devenir vétérinaire pour... (ILLUSTRATION DANIEL RIOPEL)

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Martine Letarte, collaboration spéciale
La Presse

Quel enfant aimant les animaux n'a pas un jour rêvé de devenir vétérinaire pour soigner les chats et les chiens? La profession a toutefois plusieurs visages. Ce n'est pas le travail qui manque, mais devenir vétérinaire n'est pas à la portée de tous.

«L'an dernier, nous avons reçu 600 demandes pour 90 places, affirme Serge Messier, vice-doyen aux affaires étudiantes à la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal. Le dernier étudiant admis avait une cote R de 32,5. Le taux de placement est de 100%».

L'Université de Montréal forme aussi des vétérinaires spécialistes, notamment en chirurgie, en médecine interne, en radiologie et en neurologie. «Avec l'émergence des centres de référence, ils trouvent une place», assure M. Messier.

«Le travail de vétérinaire a des horizons très variés et l'organisation du travail est très différente selon le type de pratique qu'on choisit, précise pour sa part Joël Bergeron, président de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec. Par exemple, les vétérinaires qui traitent les grands animaux vont de ferme en ferme. C'est très différent du travail en clinique de petits animaux ou encore, de celui de chercheur en laboratoire.»

Les techniciens en santé animale (TSA) secondent les vétérinaires dans leur travail.

«Nous avons presque 100% de taux de placement», affirme le Dr Yovan Morin, médecin vétérinaire et enseignant au Collège Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse. Les diplômés travaillent principalement dans des cliniques vétérinaires, où les besoins sont importants.

Par contre, les emplois se font plus rares qu'auparavant dans les laboratoires de recherche préclinique. «Comme on a aboli plusieurs postes et fermé des centres de recherche, il y a moins de possibilités pour nos diplômés dans ce domaine, indique le Dr Morin. Avant, on n'arrivait pas à combler les besoins.»

Il remarque toutefois qu'un nouveau secteur d'emploi pourrait prendre de l'importance pour les TSA: la ferme.

«Les vétérinaires de ferme ont comme culture de travailler seuls avec les éleveurs, mais c'est de plus en plus difficile de trouver de la relève. L'Ordre des médecins vétérinaires du Québec et l'Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec commencent donc à regarder comment les TSA pourraient venir en appui. Ça pourrait devenir une voie de sortie très intéressante pour les TSA.»

Nombre de vétérinaires au 31 mars 2012: 2342

Femmes: 1348

Hommes: 994

Bas-Saint-Laurent: 77

Saguenay-Lac-Saint-Jean: 50

Capitale-Nationale: 180

Mauricie: 78

Estrie: 104

Montréal: 350

Outaouais: 60

Abitibi-Témiscamingue: 21

Côte-Nord: 11

Nord-du-Québec: 1

Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine: 7

Chaudière-Appalaches: 146

Laval: 70

Lanaudière: 132

Laurentides: 141

Montérégie: 692

Centre-du-Québec: 127

Hors Québec: 95

Nombre de vétérinaires spécialistes

Médecine interne des animaux de compagnie: 17

Médecine interne de grands animaux: 8

Chirurgie des animaux de compagnie: 13

Chirurgie des grands animaux: 7

Microbiologie: 6

Pathologie: 30

Pathologie clinique: 4

Thériogénologie: 4

Total: 89

Source: Ordre des médecins vétérinaires du Québec, Rapport annuel 2011-2012

Nombre de soigneurs d'animaux/travailleurs en soins des animaux: 2500

Nombre de biologistes et autres scientifiques: 4500

Nombre de technologues/ techniciens en santé animale: 3000

Source: Information sur le marché du travail, 2010, Emploi-Québec

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