Travailler dans le Grand Nord

L'économie du Nord-du-Québec et du Grand Nord est en effervescence. Le boom... (PHOTO Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne)

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Marielle Rougerie, collaboration spéciale
La Presse

L'économie du Nord-du-Québec et du Grand Nord est en effervescence. Le boom minier entraîne, dans la foulée, la croissance d'autres secteurs comme les services. La région offre donc de nombreuses occasions professionnelles.

Selon une étude du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale du Québec (MESSQ), la croissance du secteur minier, jumelée au besoin de remplacer le personnel qui part à la retraite ou change de secteur d'activité, entraînerait la création de près de 11 000 postes d'ici 10 ans dans le Nord-du-Québec. C'est plus de la moitié des besoins en main-d'oeuvre du secteur minier pour l'ensemble du Québec. La région a principalement besoin de main-d'oeuvre qualifiée, des opérateurs d'équipement lourd spécialisé ou de machines de traitement des minerais, par exemple.

En 2011, la région comptait 7 projets miniers; il devrait y en avoir 12 en 2016 et 17 en 2021. Le Nord-du-Québec devancera ainsi l'Abitibi-Temiscamingue et deviendra la principale région minière du Québec.

«Le taux de croissance n'est pas revenu au niveau d'avant 2009, mais la croissance se poursuit, poussée par la demande mondiale en minéraux», explique Cyrille Djoman, économiste au MESSQ pour la région du Nord-du-Québec.

«Graduellement, tous les projets de développement du "Nord pour tous", nouveau nom du Plan Nord, vont de l'avant, comme la construction du prolongement de la route 167», ajoute M. Djoman. La route reliera Chibougamau au projet Renard de la société minière Stornoway, qui sera la première mine de diamants du Québec.

Regain

L'industrie forestière et papetière connaît également un regain d'énergie.

«Deux grandes entreprises du secteur forestier, Chantiers Chibougamau et Barrette-Chapais, emploient près de 1000 personnes à elles deux. Récemment, l'usine de pâtes et papiers de Lebel-sur-Quévillon, fermée en 2008, a été rachetée. Elle a rouvert en 2012», souligne Cyrille Djoman. Graduellement, 700 emplois directs et indirects devraient être créés.

Si l'exploitation et la transformation des ressources naturelles demeurent le moteur de l'économie du Nord québécois, la région diversifie son activité économique et connaît une tertiarisation de son économie.

«Le secteur des services est de plus en plus important dans la région Nord-du-Québec. La région est à la recherche de main-d'oeuvre dans le domaine des soins de santé et de l'assistance sociale, dans la construction, le transport ou encore le commerce de gros», précise Cyrille Djoman.

«Pour l'instant, on ne parle pas de pénurie, mais plutôt de rareté de main-d'oeuvre», indique Philippe Bernier, coordonnateur à la Ruée vers le Nord, portail de promotion de l'emploi en Jamésie. «Cette rareté est surtout liée aux bas salaires des emplois du secteur tertiaire, notamment dans la restauration. Les gens préfèrent travailler à la mine, où la rémunération est meilleure. Les entreprises doivent parfois faire appel à de la main-d'oeuvre étrangère. Il y a quelques mois, le restaurant McDonald's de Chibougamau a embauché des employés originaires du Maroc.»

Les emplois en demande

> Mineur

> Mécanicien d'équipement lourd

> Infirmier

> Agent d'administration

> Géologue

> Technicien de laboratoire médical

> Électricien

> Enseignant au préscolaire et primaire

> Mécanicien de machines fixes

> Physiothérapeute

Source: larueeverslenord.com

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