Été rime avec... étudier ?

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Les écoles d'été regroupent souvent des participants de tous âges.

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Nathalie Côté

Collaboration spéciale

La Presse

Piscine ou salle de classe ? Le choix semble évident, mais de plus en plus de vacanciers décident de s'inscrire aux écoles d'été !

« Ce sont des cours intensifs alors c'est plus exigeant, souligne Frédéric Mérand, directeur du Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CÉRIUM). Les gens développent toutefois un rapport plus riche avec la matière et les autres étudiants. Ils en sortent complètement épuisés, mais avec une satisfaction beaucoup plus grande. »

L'offre de plus en plus diversifiée et les conférenciers de renom - plusieurs experts viennent de l'étranger - contribuent au succès de ces formations intensives. « Elles sont de plus en plus populaires, tant celles à Montréal qu'à l'international », constate Nicolas Marchand, directeur du développement des projets académiques à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Du djihadisme aux droits des enfants en passant par la gestion des risques météorologiques, les langues et les « techniques de survie scientifiques », les sujets sont très variés. Ceux touchant l'actualité sont cependant particulièrement prisés par les participants. « Les gens ont besoin d'être éclairés sur les phénomènes qu'on leur présente à chaud dans les médias et qui peuvent être difficiles à comprendre », indique M. Mérand.

Au-delà des connaissances, les participants désirent de plus en plus y acquérir des compétences, constate M. Mérand. « Les gens ne veulent plus seulement s'instruire sur un sujet, note-t-il. Ils souhaitent apprendre quelque chose qu'ils vont pouvoir appliquer dans leur vie professionnelle ou dans leurs recherches. » D'ailleurs, environ la moitié de sa clientèle est composée de professionnels, tout comme à l'UQAM. Certaines formations permettent d'obtenir des crédits des universités, d'autres non.

De plus, contrairement aux cours traditionnels, les écoles d'été accueillent des groupes très hétérogènes (des étudiants et des professionnels, des personnes d'âges variés, etc.) et plusieurs conférenciers. « C'est un avantage en ce qui a trait au réseautage », souligne Louis-Philippe Lizotte, responsable de l'école d'été de l'Institut du Nouveau Monde.

En voyage

Si les voyages forment la jeunesse, cela est particulièrement vrai avec les écoles d'étés à l'international. Elles sont très populaires, mais il faut être prêt à y mettre le prix, car elles sont évidemment plus coûteuses. Leur intérêt s'étend toutefois bien au-delà de l'attrait touristique qu'elles peuvent comporter. « Elles permettent d'aller sur le terrain de la thématique, de s'ouvrir l'esprit et de changer le cadre pédagogique », considère M. Marchand. Certains iront étudier l'histoire et l'architecture à Berlin, par exemple. C'est aussi une occasion de rencontrer des experts d'ailleurs.

Envie d'étudier ?

Voici quelques écoles d'été offertes par les établissements montréalais.

Le CÉRIUM propose 12 écoles d'été différentes entre mai et juillet 2015. Parmi les sujets au programme : dynamiques des sociétés africaines, analyse de risque et géopolitique, philosophie et cinéma et récits autochtones de la résistance.

L'UQAM, de son côté, offrira 13 écoles d'été à Montréal. Parmi les thèmes abordés : opérations humanitaires, approches écosystémiques de la santé, agriculture urbaine et négociations commerciales. Six autres se dérouleront en Europe, en Afrique et aux États-Unis.

L'Institut du Nouveau Monde propose six profils différents aux jeunes de 15 à 35 ans qui prennent part à son école d'été : innovation, entrepreneuriat, artistique, communication, exploration et leadership participatif. Cette année, elle se déroulera du 12 au 15 août, au Collège Montmorency, à Laval.

HEC Montréal, pour sa part, organise une école d'été en management de la créativité, en partie à Barcelone ! Une seconde, en français des affaires, est aussi de retour pour les non-francophones.

L'INRS et l'École de technologie supérieure organisent en mai une école d'été en sciences du climat et des changements climatiques. L'INRS, conjointement avec les universités McGill et Concordia, proposera aussi l'atelier « Survival skills for scientists ». Enfin, l'Université Concordia offre aussi un séminaire d'écriture de deux semaines.

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