Hélène Chouinard, biologiste

Héléne Chouinard... (Photo fournie par Hélène Chouinard)

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Photo fournie par Hélène Chouinard

Héléne Chouinard

Kathy Noël, collaboration spéciale
La Presse

Certains sauvent la planète en pianotant sur leur clavier, d'autres ont les deux pieds dans la brousse. C'est le cas d'Hélène Chouinard qui a accordé son entrevue avec La Presse en direct de la Guinée équatoriale. La biologiste de 28 ans y dresse l'inventaire des espèces animales et végétales sur un site minier pour une grande firme d'ingénierie québécoise.

«Mon travail consiste à faire une description du milieu naturel qui servira ensuite à réaliser les études d'impact environnementaux et sociaux des projets», dit-elle.

Parachutée dans des endroits reculés de la planète, la jeune femme a ajouté plusieurs cordes à son arc. «Les rencontres avec les chefs de village et les poignées de mains avec le préfet, la secrétaire, l'ami de l'ami et l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours font aussi partie de mon métier!», dit-elle.

Les réunions d'Hélène Chouinard ne se déroulent pas dans des salles bien équipées, mais autour de feux de camp, sur un banc de bambou, sous un arbre...

Dans les faits, elle n'a jamais travaillé sur des projets au Québec. «Bien que j'y sois physiquement les deux tiers de l'année, j'ai toujours à me pencher sur des problèmes environnementaux à l'étranger. J'ai fait des projets au Maroc, en Guinée, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie. Mes missions durent entre 3 semaines et 3 mois.»

Bachelière en biologie, Hélène Chouinard a fait sa maîtrise dans le même domaine avec un profil en écologie internationale à l'Université de Sherbrooke. Elle détient également une deuxième maîtrise en environnement de la même université.

«C'est très motivant d'agir dans les pays en voie de développement. La nature s'intègre dans la culture profonde de ces pays, alors que dans les pays industrialisés, nous la voyons comme un paysage de fond».

Au quotidien, elle dirige une équipe qui fait l'inventaire de tout ce qui grouille comme bestioles sous les feuillages de la jungle! Son équipe doit aussi répertorier les types de plantes, poissons, oiseaux et grands mammiffères qui composent l'écosystème où se situe les projets. «Mais je fais aussi de la comptabilité et beaucoup de gestion des ressources humaines», tient-elle à préciser.

À SAVOIR

Salaire annuel médian: 56 000$

Personnes en emploi: 4 500

Perspectives professionnelles (2011-2015): favorables

Taux de chômage: faible

Demande de main-d'oeuvre (2011-2015): modérée

Source: Emploi Québec. Données pour la profession de biologiste.

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