Actuaires, une profession en développement

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«Depuis plusieurs années, il y a une rareté de main-d'oeuvre chez les actuaires, mais en ce moment, la demande est en croissance», affirme Patricia Taillon, chef d'équipe chez Randstad finance et comptabilité.

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Outre les employeurs traditionnels des actuaires comme les compagnies d'assurance, les organismes gouvernementaux et paragouvernementaux ainsi que les entreprises d'actuaires-conseils, de plus en plus de types d'entreprises constatent que les actuaires peuvent leur être très utiles.

«Depuis plusieurs années, il y a une rareté de main-d'oeuvre chez les actuaires, mais en ce moment, la demande est en croissance, particulièrement dans le domaine de la gestion des risques dans les institutions financières», affirme Patricia Taillon, chef d'équipe, services financiers, chez Randstad finance et comptabilité, une entreprise de solutions d'embauche.

L'actuariat se sépare en deux grands domaines: les risques sur la vie et les risques de dommage.

«La grande majorité des étudiants se dirigent vers le volet vie, soit les caisses de retraite et l'assurance des personnes, parce que les employeurs sont très proactifs en matière de recrutement, remarque Mme Taillon. Nous avons plus de demandes pour pourvoir des postes d'actuaires dans le dommage, soit l'immobilier, l'automobile, etc.»

Près du plein emploi

Que les actuaires ne manquent pas d'occasions professionnelles semble faire consensus en ce moment.

«Nous sommes près du plein emploi, et les diplômés qui ne travaillent pas en actuariat l'ont souvent choisi», affirme Isabelle Larouche, professeure à l'École d'actuariat de l'Université Laval.

«Les étudiants et les nouveaux diplômés n'ont pas à chercher de stage ni d'emploi: les entreprises viennent à leur rencontre», ajoute-t-elle.

Pour obtenir le titre de Fellow de l'Institut canadien des actuaires (FICA), il faut réussir entre autres une série d'examens.

«Le baccalauréat en actuariat prépare les étudiants à réussir les premiers examens, indique Mme Larouche. Une fois l'université terminée, la personne peut travailler dans le domaine et faire ses examens. Ils sont difficiles, et il faut être patient pour obtenir le titre, mais c'est ce qui fait toute la différence dans le salaire et la progression de carrière.»

Ceux qui ne traversent pas tout le processus nécessaire à l'obtention du titre peuvent aussi se trouver de l'emploi.

«Plusieurs entreprises embauchent des gens qui n'ont pas le titre pour faire de l'analyse de données stratégiques, indique Mme Taillon. Souvent, ces gens travaillent avec des actuaires. Pour faire parler les chiffres, d'autres employeurs qui ont de plus petits budgets sont aussi bien contents d'embaucher des gens qui ont étudié en actuariat, mais qui n'ont pas le titre de Fellow.»

L'industrie en chiffres

Fellows de l'Institut canadien des actuaires (FICA) au Québec

Membres

1037

Nombre de femmes

324

Nombre d'hommes

713

À Montréal

603

À Québec

204

Ailleurs en province

210

Pratique en assurance vie

302

Pratique en régimes de retraite

376

En assurances de dommage

148

En gestion du risque d'entreprise

16

Pratique en placements

50

Expertise devant les tribunaux

7

Autre champ de pratique

75

À la retraite

63

Mathématiciens-statisticiens-actuaires en emploi en 2011

3500

Sources: Institut canadien des actuaires et Emploi-Québec, Information sur le marché du travail

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