Mon métier... maître-éclusière

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Parmi ses tâches, la maître-éclusière Véronique Archambault doit... (Photo fournie par Parcs Canada)

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Photo fournie par Parcs Canada

Parmi ses tâches, la maître-éclusière Véronique Archambault doit notamment percevoir les frais d'éclusage des plaisanciers.

Que fait un boutefeu? À quoi ressemble le quotidien d'un animalier ou d'un détective privé? Pour le savoir, La Presse les a rencontrés pour vous. Regard sur des métiers inusités, rares ou méconnus.

Inauguré en 1849, le canal de Saint-Ours permet chaque année à des milliers de plaisanciers d'éviter les obstacles sur la rivière Richelieu. À la barre de l'écluse se trouve Véronique Archambault. La maître-éclusière gère les lieux et s'assure que tout fonctionne rondement.

Méconnu, le métier de maître-éclusier, et même d'éclusier tout court, ne s'apprend pas sur les bancs d'école, mais plutôt sur le terrain. Véronique Archambault a fait ses premières armes dans le milieu lors d'un travail d'été, en 1998. La bachelière en comptabilité a vite eu la piqûre et a délaissé les chiffres pour aller travailler au grand air.

«Je ne me voyais pas enfermée dans un bureau de 9 à 5, admet-elle. Mon métier me donne la chance d'être à l'extérieur, beau temps, mauvais temps, d'avoir un contact avec le public et de faire partie d'une équipe formidable.» On est bien loin de la comptabilité, finalement!

Après des années comme éclusière, la femme de 33 ans a récemment pris du galon en décrochant le titre de maître-éclusière au canal de Saint-Ours, en Montérégie.

Plusieurs tâches

Véronique Archambault est en poste du 1er avril à la mi-octobre. C'est elle qui s'occupe du fonctionnement des opérations, de la gestion de la petite équipe de cinq employés et de la sécurité des lieux. Elle doit aussi faire réparer les bris et rédiger les rapports de ventes. Au plus fort de la saison, elle est là six jours par semaine.

«Chaque matin, j'ouvre le site et je m'assure que tout est en ordre avant l'arrivée des visiteurs. Ensuite, c'est le temps des éclusages», explique-t-elle.

Quand un bateau s'approche, Véronique Archambault et son équipe suivent une procédure bien établie. Elle communique d'abord avec l'équipage par radio. Le bateau entre ensuite dans le bassin. L'éclusier ouvre alors les portes de l'écluse en actionnant le système électrique. Véronique, elle, va accueillir les plaisanciers et attache les amarres. Après, l'éclusier ferme les portes et ouvre les vannes.

Selon le niveau de l'eau, l'éclusage prend de 10 à 30 minutes. Une bonne vingtaine de bateaux peuvent passer à la fois.

Un métier «passionnant»

Même si ça peut sembler répétitif, Véronique Archambault ne trouve rien à redire sur son métier. «Je ne vois aucun point négatif! Les plaisanciers sont en vacances, le contact avec eux est toujours agréable, et il y a une belle chimie dans l'équipe.»

Pour ceux qui se demandent ce que fait Véronique Archambault durant l'hiver, voici sa réponse: «Les employés du canal ne travaillent pas pendant la saison froide. De mon côté, je fais d'autres contrats pour Parcs Canada.»

Des manivelles aux boutons

Au canal de Chambly, où Véronique Archambault a travaillé l'an passé, le processus d'éclusage est encore manuel. C'est la seule écluse du genre au Québec. «Là, on actionne encore les écluses avec des manivelles!» On s'en doute, cette façon de faire demande une certaine force physique.

Les écluses du canal de Saint-Ours, en revanche, sont beaucoup plus faciles à opérer. «Tout est maintenant automatisé, du poste de contrôle au calcul des permis», dit Véronique Archambault.

Cette dernière est bien fière de son lieu de travail. «Je venais avec mes parents au canal de Saint-Ours quand j'étais petite. Je suis vraiment contente des améliorations qu'on a faites au site!» Parions qu'il en est de même pour les plaisanciers.

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