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Bell Helicopter: vers un hélicoptère sans pilote

Cynthia Garneau, présidente de Bell Helicopter Textron Canada. Elle... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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Cynthia Garneau, présidente de Bell Helicopter Textron Canada. Elle travaille dans l'entreprise depuis 2004. Elle a notamment été première directrice, planification opérationnelle intégrée et ingénierie de production.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

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Emilie Laperrière

Collaboration spéciale

La Presse

La Presse donne la parole aux grands dirigeants du Québec. Chaque vendredi, un patron répond à cinq questions posées par le chef d'entreprise interviewé la semaine précédente. Et ainsi de suite. Cynthia Garneau, présidente de Bell Helicopter Textron Canada, répond aujourd'hui aux questions de Patrick Gilloux, président et chef des opérations de Keolis Canada.

L’hélicoptère Bell-FCX001... (Photo fournie par Bell Helicopter Textron Canada) - image 1.0

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L’hélicoptère Bell-FCX001

Photo fournie par Bell Helicopter Textron Canada

Pour nous, la numérisation a complètement changé nos manières de procéder. Comment a-t-elle eu un impact sur vos opérations ?

La montée du numérique nous demande de continuellement faire preuve d'agilité, que ce soit dans l'introduction de nouvelles technologies dans nos produits, dans nos processus de fabrication ou dans le développement des compétences requises par nos employés. Nos hélicoptères incorporent de plus en plus ces nouvelles technologies. Nous avons notamment des appareils avec des écrans numériques sur le tableau de bord qui remplacent les cadrans analogiques qu'on voyait autrefois.

On travaille de manière beaucoup plus efficace. Notre équipe d'ingénierie utilise aujourd'hui une version avancée de Catia, un logiciel qui nous permet entre autres de créer des publications techniques pour nos employés et nos clients. On utilise la même source pour créer des instructions de travail pour nos employés. On a aussi depuis quelques années mis en place des programmes pour développer ces nouvelles compétences. On a, par exemple, une cohorte de formation sur les matériaux composites, un secteur où les besoins sont grandissants.

Parmi vos missions, deux sont spécifiques à l'état d'urgence (SMUH et Parapublic). Comment vos employés adhèrent-ils à cette mission dans le but de toujours garder en tête de fournir un appui aérien fiable et extrêmement efficace ?

Au fil des ans, on a développé une solide culture de sécurité où chacun est responsable de sa propre sécurité et celle de ses collègues, mais également de la sécurité aérienne. Nous avons une équipe entièrement dédiée au soutien technique pour répondre aux besoins de nos clients partout à travers le monde 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Nous avons même été reconnus par nos pairs comme étant le chef de file en ce qui a trait au soutien que l'on offre, et ça, pour 23 ans de suite. Sachant que les secteurs de service d'urgence fournis par hélicoptère sont très importants au pays, on serait très heureux de voir plus d'appareils fabriqués ici à Mirabel faire partie intégrante du service aérien.

Face à la concurrence, en quoi les hélicoptères Bell permettent-ils à vos clients de travailler plus intelligemment ?

Bell propose une gamme de modèles d'hélicoptères dans différentes catégories. On est ainsi capable de répondre à tous les besoins de nos clients. Ça leur permet de réaliser une variété de missions, que ce soit le transport médical, la recherche et le sauvetage, le transport corporatif, des activités utilitaires, de l'exploration pétrolière ou des forces policières.

Nos produits évoluent constamment en proposant des technologies plus avancées et des options qui satisfont les besoins pointus de nos clients. Tous nos modèles peuvent être configurés et personnalisés. Par exemple, nous avons remporté deux contrats importants pour la garde côtière canadienne. On lui a livré 15 appareils Bell-429 et 7 appareils Bell-412 EPI. Elle se retrouve aujourd'hui avec une flotte mixte qui augmente sa capacité à accomplir un plus grand nombre de tâches dans une journée, avec des appareils qui sont plus sécuritaires, plus rapides et qui incorporent aussi des équipements qui répondent à ses besoins spécifiques. Dans une même journée, elle peut avoir un appareil qui sert de véhicule utilitaire, puis de grue avant de servir au transport exécutif.

Pour les sorties plus à risque, est-ce que vous convoitez dans le futur de fournir un type d'hélicoptère sans chauffeur qui pourrait être dirigé à distance ?

Ça fait partie de notre mission d'investir dans la recherche et développement pour la prochaine génération de produits. On a une équipe qui est entièrement dédiée à l'innovation, qui se concentre sur les technologies émergentes pour définir la nouvelle ère du décollage vertical. Nous avons récemment dévoilé le Bell-FCX001, un appareil concept qui est un exemple concret de notre vision du futur. Nous travaillons déjà sur des programmes en développement et sur des appareils qui offriront l'option d'être piloté ou non. On travaille également sur le Bell V-247, un modèle sans pilote.

Comment votre entreprise s'adapte-t-elle au climat présidentiel actuel aux États-Unis ?

Notre siège social est situé au Texas. Ça fait 30 ans maintenant que Mirabel est le centre d'excellence pour l'assemblage des appareils commerciaux. On a une expertise mondialement reconnue en conception, en essai, en vol, en certification, en fabrication de pièces en matériau composite, en particularisation d'appareils et en soutien à la clientèle. Notre siège social a fait le choix d'implanter la production des hélicoptères de sa gamme commerciale au Québec. Ça nous permet d'être le seul fabricant d'hélicoptères au Canada et d'avoir une très belle relation avec les gouvernements québécois, canadien et américain.

Il est encore trop tôt pour avancer quoi que ce soit sur les impacts potentiels de la nouvelle administration. Nous attendons avec intérêt l'opportunité d'avoir des discussions constructives avec le gouvernement américain.

La semaine prochaine, Michael Denham, président de la Banque de développement du Canada, répond aux questions de Cynthia Garneau.

LE PARCOURS DE CYNTHIA GARNEAU EN BREF

ÂGE : 48 ans

ÉTUDES : Cynthia Garneau est titulaire d'un baccalauréat en enseignement spécialisé et d'un baccalauréat en droit de l'Université de Sherbrooke. Elle est membre du Barreau du Québec depuis 1994.

EN POSTE DEPUIS : février 2016

NOMBRE D'EMPLOYÉS : 900

AVANT D'ÊTRE PRÉSIDENTE : Elle travaille dans l'entreprise depuis 2004. Elle a notamment été première directrice, planification opérationnelle intégrée et ingénierie de production. Avant d'entrer Bell Helicopter, elle a assuré divers postes de gestion chez Bombardier Aéronautique.




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