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Relève inc.: Ève Chartrand-Dandurand, commis-voyageuse du XXIe siècle

Ève Chartrand-Dandurand, 27 ans, perce de nouveaux marchés... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

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Ève Chartrand-Dandurand, 27 ans, perce de nouveaux marchés en Asie et au Moyen-Orient pour le compte de la PME Palmex International.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

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Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

Talentueux, engagés, audacieux. La Presse Affaires présente le portrait de jeunes entrepreneurs, gestionnaires et professionnels qui forment la relève de demain.

Elle n'a pas froid aux yeux et parcourt la planète afin de percer de nouveaux marchés pour le compte d'une PME québécoise dans le vent. En combinant ses passions, Ève Chartrand-Dandurand, 27 ans, aide à mettre Québec inc. sur la carte.

Ève Chartrand-Dandurand a toujours rêvé de voyager tout en travaillant. Elle s'y prépare depuis longtemps. Son aisance avec les nouvelles technologies, ses études universitaires de deuxième cycle et son goût pour les langues (elle s'en tire plutôt bien en espagnol et apprend l'arabe actuellement) le prouvent hors de tout doute.

Depuis deux ans, elle travaille pour Palmex International, un fabricant de feuilles de palmier synthétiques utilisées comme revêtement de toiture. Son terrain de jeu : le Moyen-Orient, l'Océanie et le sous-continent indien (Inde, Maldives, Sri Lanka), où elle séjourne un mois par trimestre.

Unilingue française jusqu'à l'adolescence, Ève Chartrand-Dandurand a appris l'anglais de façon singulière : à 18 ans, en marge de son bac en relations publiques, elle joue les G.O. dans un Club Med des Bahamas.

« J'ai appris à y côtoyer des gens de partout dans le monde, dit-elle. J'ai aussi compris qu'en présence de gens de différentes cultures, il vaut mieux observer plutôt que de parler », souligne Ève Chartrand-Dandurand.

Pour son mémoire de maîtrise à HEC Montréal sur l'internationalisation des PME, la jeune femme vit en Afrique de l'Ouest et travaille auprès d'une entreprise locale de beurre de karité soumise aux diktats de son puissant client européen. « J'ai aidé à améliorer les conditions du producteur, mais sans jamais attirer l'attention du client européen. Je suis restée dans l'ombre », dit-elle humblement.

Une jeune femme qui voyage seule dans des coins parfois reculés, n'est-ce pas source de stress ? « Parce que je suis blanche et que je fais du commerce, on me prend pour un homme, explique-t-elle. C'est le feeling que j'ai. Évidemment, je dois respecter certains codes vestimentaires. Même s'il fait 35 degrés dehors, je travaille toujours en pantalon et en veston. »

Pour Dubaï et le Moyen-Orient, où elle compte séjourner plus longuement sous peu, elle s'adaptera, promet-elle.

Quatre questions à une défricheuse de marchés

Quels sont vos défis en tant que responsable du développement des marchés extérieurs dans une PME québécoise ?

Je dois développer des partenariats avec des distributeurs situés sur de nouveaux territoires. Ensuite, je dois assister nos distributeurs existants, tant au niveau des ventes que de la logistique. Malgré la forte compétition, le protectionnisme de certains pays et notre situation géographique, Palmex International a réussi à se tailler une place de choix sur le marché international de la toiture. Afin de réussir en tant que responsable du développement des marchés extérieurs, je dois être très audacieuse et organisée. Je dois être à l'affût de l'actualité et des nouvelles opportunités, tout en connaissant les autres cultures. Le guide Kiss, Bow or Shake Hands est ma bible.

Quel a été votre pire échec duquel vous avez appris ?

Il y a deux ans, je devais développer un partenariat sur un territoire outre-mer jamais exploité par l'entreprise. Après huit mois de longues négociations, j'ai malheureusement pris une mauvaise décision qui a engendré par la suite la non-réalisation du partenariat. Indécise entre deux positions, j'ai opté pour celle de mon partenaire situé en Océanie, au lieu de suivre mon instinct. De cela, j'ai appris à mieux me faire confiance, même en situation interculturelle. J'ai aussi réalisé qu'il est possible de tout dire et de maintenir son opinion sans pour autant blesser ses partenaires provenant d'une culture différente.

Où vous voyez-vous dans 10 ans ? 

Je préfère ne pas le savoir. Je réalise actuellement que peu importe les plans envisagés, ils se modifieront assurément. À trop être ancré sur un parcours tracé, on ne remarque pas le paysage actuel et les petits détours qui pourraient nous amener à des endroits plus merveilleux. La seule chose dont je suis certaine, c'est que je serai toujours dans un secteur qui m'amènera à voyager. Grâce aux compétences que je suis en train d'acquérir, je me vois occuper un poste de gestionnaire dans une entreprise dont la croissance s'opère par le développement de marchés à l'international.

Nommez-moi une personne qui vous inspire

Renato Cudicio, PDG de TBC-World Group, une firme canado-européenne de consultants. Ancien journaliste et entrepreneur, il est l'homme d'affaires-globetrotteur par excellence. Actuellement en poste à Bangalore, en Inde, il se déplace aux quatre coins du monde en effectuant un métier qui le passionne. Sa créativité, son enthousiasme et son leadership font de lui une personne avec laquelle tous aimeraient travailler. Il s'adapte facilement culturellement. M. Cudicio possède une éthique sans faille et a acquis tout au long de sa carrière les compétences afin d'exceller à l'international. J'aspire à en faire autant.

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