• Accueil > 
  • Affaires > 
  • CV > 
  • Soins infirmiers: difficile de pourvoir les postes vacants

Soins infirmiers: difficile de pourvoir les postes vacants

Lucie Tremblay, présidente-directrice générale de l'Ordre des infirmières... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

Agrandir

Lucie Tremblay, présidente-directrice générale de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ)

Photo Martin Chamberland, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La profession d'infirmière et d'infirmier attire plus que jamais de nouveaux membres. Encore dans la dernière année, plus de 3600 personnes ont grossi ses rangs. Or, d'ici 2020, le ministère de la Santé et des Services sociaux prévoit 16 110 départs d'infirmières, soit 30% de l'effectif.

«Ces départs se feront graduellement», affirme Lucie Tremblay, présidente de l'Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ).

«Nous battons des records de nouvelles adhésions année après année et la balance est positive», assure-t-elle.

En plus des diplômés du Québec, l'OIIQ accepte environ 500 infirmières diplômées à l'extérieur de la province chaque année.

Toutefois, malgré cette croissance du nombre de membres, dans la région de Montréal, on n'arrive pas à pourvoir les postes vacants d'infirmières.

Pour Lucie Tremblay, il est évident qu'on a encore besoin d'énormément d'infirmières puisqu'elles viennent jouer un rôle important dans la transformation du réseau de la santé.

«Présentement, grosso modo, 75% des soins à la population sont donnés dans les hôpitaux et d'ici 10 à 15 ans, on prévoit que 75% des soins seront donnés dans la communauté, indique-t-elle. Les infirmières y joueront un grand rôle.»

L'avenir est en première ligne

C'est pourquoi Lucie Tremblay se dirigerait vers la première ligne si elle était en début de carrière.

«C'est là que sont les besoins lorsqu'on sait par exemple que 50% des personnes de 12 ans et plus au Québec actuellement souffrent au moins d'une maladie chronique comme l'hypertension, le diabète, une maladie pulmonaire ou une maladie rénale, énumère Mme Tremblay. Les infirmières travaillent de plus en plus dans les soins de proximité, où elles peuvent utiliser leur plein champ d'exercice.»

On pense, par exemple, à l'ouverture des «supercliniques» prévues par Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux.

«Ces cliniques de proximité permettent notamment d'assurer une bonne prise en charge des gens atteints de maladie chronique dans leur milieu et ainsi, de leur éviter des complications et des morbidités, explique Mme Tremblay. On retrouve dans ces cliniques notamment des infirmières praticiennes spécialisées (ISP).»

Le ministre s'est aussi engagé à créer 2000 postes d'ISP.

«Nous trouvons que c'est une façon très intéressante de répondre aux besoins de la population, affirme la présidente de l'OIIQ. Nous commençons d'ailleurs à travailler sur un projet avec le ministre pour avoir des ISP en première ligne dans les centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD) afin d'assurer une meilleure prise en charge des patients et leur donner des soins là où ils vivent plutôt que de les transporter à l'hôpital et risquer des complications.»

Le diplôme d'études collégiales (DEC) Soins infirmiers permet d'adhérer à l'OIIQ, mais pour se diriger vers les soins de proximité, la présidente conseille aux étudiants de poursuivre leurs études à l'université pour décrocher un baccalauréat.

«Dans la division actuelle de l'enseignement des infirmières, tout ce qui touche à la santé communautaire est vu à l'université, précise-t-elle. Ce sont des connaissances importantes à acquérir pour être en mesure de faire face aux défis de demain.»

Choisir sa formation

Partout dans la province, on a un grand besoin d'infirmières, alors la formation se donne dans toutes les régions du Québec. Pour pratiquer, il faut être membre de l'Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ). Pour y adhérer, il faut obtenir un diplôme d'études collégiales (DEC) en soins infirmiers ou un baccalauréat en sciences infirmières, puis réussir l'examen de l'OIIQ et s'inscrire au tableau des membres.

Les personnes qui souhaitent faire un retour dans la profession ou rafraîchir leurs connaissances parce qu'elles ont peu pratiqué dans les dernières années peuvent s'inscrire à l'attestation d'études collégiales (AEC) Actualisation professionnelle en soins infirmiers, qui comprend 4 cours et se donne sur 20 semaines. Pour s'inscrire, il faut avoir obtenu un DEC en soins infirmiers, un permis d'exercer de l'OIIQ et une autorisation de l'OIIQ.

Pour plus d'informations sur l'accès à la profession d'infirmière:

www.oiiq.org/admission-a-la-profession

En chiffres

73 145

Nombre d'infirmières et d'infirmiers 

89%

Proportion de femmes 

38%

Détiennent un baccalauréat

16%

Proportion en soins de

première ligne 

14%

Proportion en soins critiques 

13%

Proportion en soins médicaux et chirurgicaux 

 11%

Proportion qui pratique en soins gériatriques et gérontologie

3606

Nombre de nouveaux venus dans la profession l'an dernier 

2354

Nombre de départs à la retraite l'an dernier 

43 ans

Âge moyen des infirmières et infirmiers au Québec 

Source: OIIQ, 2013-2014

Partager

La Presse Affaires vous suggère

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer