La fameuse loi sur les compétences

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers  »

L'aéronautique

L'aéronautique

Les grands acteurs de l'aéronautique innovent. Consultez notre dossier complet. »

Les entreprises en aéronautique, notamment, investissent davantage que... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Les entreprises en aéronautique, notamment, investissent davantage que le 1 % de leur masse salariale exigé par la loi sur lescompétences.

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Q «Quel est le budget des entreprises en formation continue prévu au Québec et dans d'autres provinces ? » « Julim»

R Au Québec, la loi sur les compétences oblige les entreprises dont la masse salariale est de plus de 1 million de dollars à investir l'équivalent d'au moins 1% de cette masse salariale dans la réalisation d'activités de formation pour le personnel.

«L'existence de cette loi au Québec n'influence pas le taux d'investissement en formation, mais il ne lui nuit pas non plus lorsque l'on compare avec d'autres provinces », affirme Paul Bélanger, chercheur au Centre interdisciplinaire de recherche et développement sur l'éducation permanente.

Il affirme que le pourcentage investi en formation dépend surtout des secteurs d'activité.

«Les entreprises en biopharmaceutique, en aéronautique, en réseautique et en nouvelles technologies investissent plus du 1%obligatoire, précise Paul Bélanger. Elles investissent facilement 3% de leur masse sala riale en formation au Québec, comme dans le reste du Canada et aux États-Unis. Dans les secteurs de pointe, on peut aller jusqu'à 5-10%. Dans les services, c'est environ 1%.»

Le chercheur remarque toutefois que l'Ouest canadien se démarque par son grand nombre d'entreprises centrées sur l'innovation.

«On en retrouve plus qu'au Québec et en Ontario, mais ces deux provinces en ont plus que les provinces atlantiques. Les entreprises innovantes investissent de façon importante en formation parce que c'est très lié à la recherche et développement.»

Paul Bélanger affirme que depuis 1998-1999, le Québec a rattrapé le retard qu'il avait en formation continue par rapport aux autres provinces.

«Les Comités sectoriels de main-d'oeuvre fonctionnent mieux au Québec maintenant, précise-t-il. Toutefois, ceux qui bénéficient de ces investissements sont les employés réguliers, et non les temporaires. C'est un problème pour redresser la qualité de la maind'oeuvre à long terme.»

Pour former davantage de gens, il croit qu'il faudra revoir les formules offertes.

« Au Québec comme en Ontario et dans l'Ouest, le manque de main-d'oeuvre est important, particulièrement dans les métiers intermédiaires, comme les soudeurs, les opérateurs de machinerie, les mécaniciens industriels. Les centres de formation professionnelle au Québec ne forment que des gens à temps plein. Avec la baisse du nombre de jeunes qui arrivent sur le marché du travail, les entreprises devront former les gens déjà en emploi. Donc, il faudra des formules plus souples.»

Question fréquente

Q Quelle proportion d'entreprises respecte la loi sur les compétences ?

R Près de 88% des employeurs assujettis ont déclaré investir au moins 1% de leur masse salariale en formation en 2010. Pour compenser, les autres ont dû verser un total de près de 25 millions au Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d'oeuvre.

Source : Rapport d'activité 2011-2012, Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d'oeuvre

Vous avez des questions sur le monde de l'emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca.

Partager

publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer