Ne pas bronzer idiot grâce aux écoles d'été

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Les étudiants de l'École internationale d'été de Percé... (Photo Jean-François Pariseau)

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Photo Jean-François Pariseau

Les étudiants de l'École internationale d'été de Percé ont la chance de participer à des ateliers dans un lieu magique: la Villa Frederick James, située face au Rocher Percé.

Marie Lambert-Chan

Collaboration spéciale

La Presse

Les vacanciers sont de plus en plus nombreux à délaisser la plage pour parfaire leur instruction pendant quelques semaines.

Les écoles d'été poussent comme des champignons au Québec depuis une dizaine d'années. Ces formations intensives couvrent à peu près toutes les disciplines: langues, art, gestion, commerce, science politique, relations internationales...

Elles attirent des milliers d'individus, de l'étudiant qui désire accélérer son cursus au citoyen lambda en passant par des journalistes, des fonctionnaires, des décideurs et des entrepreneurs. Ils sont souvent séduits par la programmation diversifiée et les invités prestigieux qui y participent.

Voici quelques écoles d'été qui retiennent l'attention.

L'École internationale d'été de Percé

La Villa Frederick James est un huis clos enchanteur et propice à la réflexion artistique. Située devant le rocher Percé, la maison ancestrale au toit rouge est le lieu magique où se déroule cette école offerte par l'Université Laval. On y donne des formations universitaires créditées, mais aussi des ateliers ouverts au grand public qui abordent entre autres la photographie, la calligraphie et la peinture. «Pour nous, c'est aussi une façon de contribuer au développement régional», déclare le directeur de l'école, Claude Dubé.

Les Écoles internationales d'été du CÉRIUM

«Vous en ressortirez mieux instruit, mais épuisé», prévient Frédéric Mérand, directeur du Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CÉRIUM). Le programme est en effet costaud. Des conférenciers du monde entier entretiendront les étudiants sur le modèle scandinave, la santé de nos démocraties, les ressources naturelles, les défis des États-Unis, la littérature autochtone, la crise malienne ainsi que sur la diplomatie, la défense et la sécurité internationale. On peut s'y inscrire à la semaine ou à la journée.

L'École d'été sur les négociations commerciales

Pour une deuxième année consécutive, l'UQAM et l'École nationale d'administration publique (ENAP) proposent aux étudiants et aux professionnels une formation d'une semaine sur la négociation commerciale internationale. Des invités de marque sont attendus, à commencer par le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy. «Nous soulignerons les 25 ans de l'Accord de libre-échange nord-américain en passant une journée à Plattsburgh où nous discuterons de cette question avec des professeurs américains», ajoute le codirecteur de l'École, Christian Deblock.

L'École d'été de l'Institut du Nouveau Monde

Depuis 10 ans, 500 jeunes de 15 à 35 ans participent chaque année à cette école citoyenne. «C'est l'occasion pour eux de discuter d'enjeux de société avec une centaine de personnalités publiques qui leur donneront le goût de s'engager en politique, en affaires ou dans les mouvements environnementalistes, syndicalistes, féministes...», souligne Michel Venne, directeur général de l'Institut du Nouveau Monde. Cet été, on retrouve parmi les invités Martin Hirsch, président de l'Agence du service civique de France, l'auteure Kim Thúy et le sociologue Gérard Bouchard.

L'École de langues d'été de l'Université Laval

Cette école en est à sa 76e édition. On y enseigne le français, l'anglais, le mandarin, l'espagnol, l'allemand, le russe, le japonais, l'italien, le portugais et même le latin. Plusieurs cours sont offerts en immersion: le matin, les étudiants sont en classe et l'après-midi, ils participent à des activités socioculturelles dirigées par des locuteurs natifs. «L'été est la période idéale pour la formule intensive, chose qui est impossible pendant l'année scolaire», juge Marise Ouellet, directrice de l'École de langues de l'Université Laval.

L'École d'été en management de la création

Quinze jours pour visiter les plus grands esprits créatifs de Montréal et Barcelone: voilà le programme de cette école née à HEC Montréal. «L'objectif est de mieux comprendre le processus créatif et sa gestion», explique la directrice de l'école, Lucy Stojak. Pour ce faire, les étudiants visiteront des entreprises comme le Cirque du Soleil, Bombardier Aéronautique et Ubisoft. En Espagne, ils seront reçus par la Fondation Alicia du célèbre chef Ferran Adrià et s'intéresseront aux quartiers innovants de Barcelone.

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