Tirer profit de la main-d'oeuvre étudiante

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Quand il est question d'embaucher des étudiants, l'employeur... (Photo Marco Campanozzi, archives La Presse)

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Photo Marco Campanozzi, archives La Presse

Quand il est question d'embaucher des étudiants, l'employeur doit savoir attirer les bons candidats et les garder productifs et motivés.

Des défis, les entrepreneurs et les gestionnaires en rencontrent tous les jours. La Presse vous propose une série d'articles présentant des difficultés et des solutions inspirantes adoptées par des gens sur le terrain. Cette semaine: comment tirer profit de la main-d'oeuvre étudiante?

L'été, les étudiants investissent les entreprises pour se faire de l'argent de poche et garnir leur curriculum vitae. Du coup, ils prennent la relève de gens en vacances, comblent les besoins de main-d'oeuvre saisonnière et amènent un flux de nouvelles idées dans l'entreprise. Mais encore faut-il, comme employeur, savoir attirer de bons candidats, puis les garder productifs et motivés. Voici quelques stratégies pour y arriver.

1. Soigner sa réputation

«Les jeunes ont eu du fun à travailler chez vous, ils se sont sentis valorisés; ils reviendront l'an prochain, ils en parleront à leurs amis et votre notoriété comme employeur grandira», affirme Yvan Dubuc, conseiller en ressources humaines agréé (CRHA).

Dans l'étude de cas du Parc Safari qu'il a réalisée pour rédiger le livre Pénurie de main-d'oeuvre... Donnez les rênes aux Y, M. Dubuc a constaté que le bouche-à-oreille était leur principal vecteur de recrutement.

«Cela permet au Parc Safari d'attirer de 300 à 350 candidatures par année en contexte de pénurie de main-d'oeuvre, donc d'être très sélectif», précise-t-il.

Le cabinet d'avocats Stikeman Elliott est un habitué du palmarès des Employeurs de choix du Canada réalisé par Aon Hewitt. Une visibilité non négligeable alors que la concurrence est très forte entre les grands bureaux pour embaucher les meilleurs étudiants des facultés de droit.

«Nous recevons environ 400 CV par année et nous en choisissons 15», indique André Roy, associé directeur du bureau montréalais.

Pour se démarquer comme employeur, il mise sur le long terme.

«Nous leur garantissons qu'ils pourront revenir travailler l'été suivant, puis comme stagiaires et qu'ils auront un emploi par la suite», précise Me Roy.

«C'est important de prévoir une progression de carrière à moyen terme», affirme Yvan Dubuc.

La firme Services Kelly, spécialisée en solutions de main-d'oeuvre, suggère pour sa part d'offrir aux stagiaires et aux étudiants les mêmes réductions sur les produits et services qu'aux employés permanents.

2. Manifester clairement ses attentes

«Il faut expliquer clairement ce qu'on attend comme qualité de travail et valider avec le jeune que cela lui convienne, affirme Yvan Dubuc. Parce que s'il n'est pas convaincu, il ne le fera pas. Une fois qu'on a bien précisé les balises, on peut lui laisser de l'autonomie.»

«Nous encourageons les étudiants à aller se chercher du travail auprès de différents avocats et nous les mettons en contact avec les clients, affirme Me Roy. Nous voulons qu'ils soient passionnés par ce qu'ils font parce qu'ils travaillent très fort.»

Yvan Dubuc remarque qu'il est aussi important de mettre en relief l'utilité sociale de leur travail: «On doit dire au jeune, par exemple, qu'il n'est pas qu'un préposé à la billetterie, mais qu'il est ici pour procurer du plaisir à la clientèle.»

3. Permettre aux jeunes de développer leur potentiel

Stikeman Elliott investit dans la formation de sa main-d'oeuvre étudiante dans des domaines techniques comme l'informatique, mais aussi en droit et en gestion de la pratique. Le cabinet favorise également le travail d'équipe.

«Nous plaçons les étudiants de deuxième année de droit dans des bureaux avec un ou deux autres étudiants ou stagiaires pour qu'ils s'entraident, explique Me Roy. Nous leur faisons aussi expérimenter différents types de pratique.»

Yvan Dubuc croit qu'il faut donner aux jeunes des occasions de développer leur potentiel.

«Il faut leur permettre de relever des défis, affirme-t-il, puis leur donner de la rétroaction. C'est très gratifiant.»

4. Favoriser le mentorat

Le mentorat peut aussi permettre de faire progresser rapidement les étudiants.

Chez Stikeman Elliott, dès leur arrivée au cabinet, les jeunes se font attribuer un mentor qui changera selon leur progression de carrière.

Si créer un programme de mentorat est trop complexe, Services Kelly conseille d'organiser des séances d'information sur différentes thématiques.

La firme conseille également que la haute direction de l'entreprise soit en contact avec les jeunes pour les motiver et pour évaluer directement leur potentiel.

5. Développer l'appartenance sociale au milieu de travail

Chez Stikeman Elliott,étudiants et stagiaires ont accès au salon des avocats, où ils peuvent se reposer et socialiser.

Vous organisez des dîners, des parties de baseball ou des cours de yoga pour vos employés? Invitez les étudiants et les stagiaires!

«Il ne faut pas hésiter comme employeur à donner un coup de pouce aux étudiants pour organiser des activités sociales, affirme M. Dubuc. C'est très important pour les jeunes de développer un sentiment d'appartenance à leur milieu de travail.»

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