Emploi d'été: il est moins une

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«Des étudiants viennent nous voir en juin parce qu'ils veulent dénicher un travail d'été, indique Benoît Desgroseillers, directeur général du Centre de gestion de carrière ESG-UQAM. C'est trop tard. En juin, on prend ce qui reste.»

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Alors que le trimestre d'hiver prend fin, les élèves et étudiants qui n'ont pas encore entrepris la recherche d'un emploi d'été vont devoir redoubler d'efforts pour dénicher un poste intéressant. Mais tout espoir n'est pas perdu: des employeurs continuent d'afficher des offres jusqu'à la fin du mois de mai.

«Des étudiants viennent nous voir en juin parce qu'ils veulent dénicher un travail d'été, indique Benoît Desgroseillers, directeur général du Centre de gestion de carrière ESG-UQAM. C'est trop tard. En juin, on prend ce qui reste.» Toutefois, de nombreux étudiants conservent durant l'été l'emploi à temps partiel qu'ils occupaient durant l'année.

«Cette année, notre journée spéciale emplois d'été a eu lieu le 31 janvier, informe de son côté Nancy Moscato, conseillère en emploi au Centre étudiant de soutien à la réussite de l'Université de Montréal. Les étudiants doivent entreprendre leurs démarches assez tôt s'ils veulent avoir des emplois dans la fonction publique provinciale, qui est la première à afficher ses offres, ou s'ils veulent participer au programme d'échange interprovincial qui permet d'avoir un emploi dans la fonction publique d'une autre province».

Généralement, les organismes publics, parapublics et les grandes organisations commencent très tôt à recruter.

«Pour les postes d'animation et de moniteur dans les camps de jours et les camps spécialisés dans les municipalités, le recrutement commence dès janvier ou février, ajoute Mme Moscato. Mais il reste encore des offres d'emplois dans des domaines variés, par exemple en environnement, en aménagement, en urbanisme.»

L'étudiant qui n'a pas encore commencé sa recherche d'emploi peut aussi se tourner vers les emplois en tourisme, en hôtellerie, en restauration, vers le service à la clientèle et vers l'entreprise privée.

«Dans le privé, il est difficile de déterminer une période cible pour le recrutement, ajoute la conseillère. Les besoins des entreprises sont très variés et les offres sont plus étalées dans le temps.»

En date du 19 avril, le Placement étudiant d'Emploi-Québec avait déjà reçu 21 542 offres d'emploi depuis septembre dernier, tandis que 27 328 étudiants s'étaient inscrits au service. Dans la région de Montréal, 605 postes ont été affichés pour 7207 chercheurs d'emploi.

«En général, seulement 30% des emplois disponibles sont affichés, dit Nancy Moscato. Il ne faut donc pas hésiter à poser sa candidature de façon spontanée auprès des organisations qui nous intéressent même si aucun poste n'est annoncé.»

De plus, le marché de l'emploi et les intentions d'embauche, qui étaient faibles au cours du premier trimestre de 2013, s'améliorent, selon Pierre-Emmanuel Paradis, économiste chez AppEco analyse stratégique.

«C'est positif pour les étudiants, dit-il. Il va y avoir une demande de main-d'oeuvre. La situation de l'emploi a été difficile depuis le début de l'année, mais on s'en va vers un rebond.»

Le CV ou l'argent?

Tandis que certains étudiants cherchent des emplois d'été qui ajouteront de la valeur à leur CV, d'autres préfèrent les emplois les plus payants. «Environ le quart de nos étudiants travaillent de près ou de loin dans leur domaine, indique Benoît Desgroseillers. On conseille fortement aux étudiants d'avoir un emploi d'été qui a un lien avec leurs études. À moyen et à long terme, c'est plus gagnant de s'ouvrir des portes pour sa future carrière.»

La recherche d'emploi se fait alors plus sélective. «Il faut commencer par préciser ses objectifs professionnels, avise Claire Simard, conseillère en information scolaire et professionnelle à l'UQAM. L'étudiant n'aura pas nécessairement un poste de professionnel, mais il peut obtenir un poste d'entrée dans son domaine. Cela lui permet de se faire connaître et de créer des liens dans le milieu.»

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