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Les avantages d'accueillir des stagiaires en entreprise

Pour Paul Bergeron et Sylvain Dufresne, de l'entreprise... (Photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale)

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Photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale

Pour Paul Bergeron et Sylvain Dufresne, de l'entreprise CSTM à Granby, des stagiaires, « c'est de l'argent enbanque!

Lorsqu'il est question de stages en entreprise, les projecteurs sont surtout braqués sur les étudiants. On célèbre le fait qu'ils mettent en pratique ce qu'ils apprennent sur les bancs d'école. Mais qu'en est-il des employeurs? En tirent-ils un quelconque bénéfice? Si oui, comment s'y prendre pour attirer et, surtout, retenir les meilleurs candidats?

Selon Dominique Bouteiller, professeur agrégé au Service de l'enseignement de la gestion des ressources humaines à HEC Montréal, les avantages d'accueillir des stagiaires sont nombreux. Bref, une entreprise serait folle de s'en passer, dit-il en substance.

« Un stagiaire, c'est avant tout un mécanisme pour assurer sa relève, explique M. Bouteiller. C'est une entrevue de sélection qui est proportionnelle à la durée du stage. C'est donc une forme de luxe. On a le temps d'observer les réactions et les comportements du stagiaire avant de décider si on va l'embaucher à sa sortie de l'école. »

Accueillir des stagiaires permet également de combler des besoins ponctuels, poursuit-il. « Si une entreprise a des besoins de main-d'oeuvre dus, par exemple, à un surplus de production, il y a plein de façons de combler ces besoins. Le stage est, à mon avis, une façon complémentaire et intelligente de le faire », croit-il.

Mais attention: qui dit stage dit période d'apprentissage supervisé. « Il n'est pas question d'embaucher des stagiaires pour leur faire faire la sale besogne. L'école ou le collège doit s'assurer que le stage est bien encadré, qu'il est réellement formateur », soutient celui qui s'intéresse à l'univers des stages depuis presque 20 ans.

D'ailleurs, accueillir des stagiaires dans son entreprise se cultive et s'organise longtemps à l'avance. Attirer des candidats, surtout dans des secteurs où il y a rareté de main-d'oeuvre, nécessite un travail en amont.

Une bénédiction

Sylvain Dufresne et Paul Bergeron, de l'entreprise CSTM à Granby, l'ont compris. Pour eux, les stagiaires sont une bénédiction. « Des stagiaires, c'est de l'argent en banque! lance Sylvain Dufresne, directeur d'usine. Si, du jour au lendemain, tu as besoin de gens compétents, tu auras le premier choix si tu t'es impliqué. Tu récoltes ce que tu as semé. »

CSTM se spécialise dans la transformation de métal en feuille. Ses clients, présents aux quatre coins du monde, évoluent dans divers secteurs: transport, médical, informatique, etc. Bon an, mal an, la PME de 13 employés accueille au minimum un stagiaire.

En alternance

Tous les ans, des milliers de jeunes Québécois prennent part à au moins un stage ou, comme on dit dans le jargon, à une « séquence en milieu de travail ». Ces stages se font principalement dans le cadre du programme Alternance travail-études (ATE), lequel s'adresse aux jeunes (et parfois aux moins jeunes) qui terminent des études professionnelles au secondaire ou une technique au collégial.

Du côté universitaire, on parle de « système coop ». Celui-ci fonctionne également selon la logique de l'alternance travail-études. Par exemple, un semestre d'études, un semestre de stage, etc. Dans le réseau universitaire québécois, Polytechnique Montréal et l'Université de Sherbrooke sont reconnus pour leur système coop.

Pour ce qui est de la rémunération, un stagiaire y a-t-il automatiquement droit? Pas nécessairement. Cela va dépendre de « l'intention pédagogique » du stage, dit le ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche, de la science et de la technologie du Québec.

La plupart des stages en formation professionnelle (donc, majoritairement au secondaire) visent le développement de compétences. Autrement dit, ces stages servent à former le stagiaire. Dans de tels cas, il n'y a pas de rémunération.

A contrario, lorsqu'il y a mise en oeuvre des compétences (donc, de ce qui a été appris à l'école), le stagiaire doit au moins être payé au salaire minimum, conformément à la Loi sur les normes du travail.

Selon Emploi Québec, une entreprise qui participe à un programme ATE peut bénéficier de mesures fiscales, notamment d'un crédit d'impôt couvrant le salaire du stagiaire ou du superviseur qui en est responsable. Les dépenses engagées dans l'accueil de stagiaires peuvent également être admissibles dans le calcul du 1% de la masse salariale consacré à la formation.

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