Embauches à prévoir au secteur préscolaire

Mae Drolet-Giroux, collaboration spéciale
La Presse

Des postes d'enseignants seront à pourvoir au niveau préscolaire, dès septembre, à la suite de l'implantation progressive des maternelles pour les enfants de 4 ans en milieu défavorisé.

«On prévoit, avec certitude, embaucher des enseignants supplémentaires dans certains milieux», confirme Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE).

D'ici les prochaines semaines, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport dévoilera les détails de son plan d'action quant à l'instauration de la maternelle à temps plein pour les enfants de 4 ans.

Aussi, la démarche visant à diminuer le nombre d'élèves par classe se poursuit pour se terminer l'an prochain avec les groupes de deuxième secondaire.

«Il est difficile d'évaluer avec précision le nombre d'enseignants dont nous aurons besoin puisqu'il faut l'ajuster selon la clientèle, explique Manon Bernard. Par contre, que le nombre d'élèves demeure stable ou qu'il diminue, nous aurons assurément besoin de quelques centaines d'enseignants supplémentaires», envisage-t-elle, rappelant que les enfants du mini baby-boom entreront au secondaire d'ici deux ans.

Elle précise également que la pénurie d'enseignants est plus grande dans les régions où il n'y a aucune université établie. Les spécialistes en anglais langue seconde, en mathématiques, en sciences ou dans le secteur de l'adaptation scolaire sont les plus recherchés.

Soutien aux nouveaux diplômés

La FSE a mené une enquête visant à déterminer quelles sont les principales causes d'abandon de la profession. La précarité d'emploi est au nombre des facteurs énoncés. Environ un enseignant sur deux n'a pas la permanence.

Assurer la rétention du personnel enseignant n'est donc pas une mince affaire. La mise sur pied d'une politique gouvernementale d'insertion aurait un impact positif, selon la présidente de la FSE, qui assurerait un soutien aux nouveaux diplômés. Entretemps, croit-elle, l'objectif premier consiste à changer les perceptions.

«Nous avons constaté un malaise, affirme Manon Bernard. La reconnaissance sociale de l'enseignement est essentielle et fait partie des facteurs d'attraction. Pour cette raison, nous travaillons à la valorisation de la profession», dit-elle.

Amorcée au printemps, la campagne promotionnelle «J'enseigne, je prépare l'avenir» vise d'ailleurs à redonner ses lettres de noblesse à la profession d'enseignant.

profsmafierte.com

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