Recruter à l'étranger

Amierouch Sellam, nouvel employé de la Standard Life,... (Photo Olivier Pontbriand, La Presse)

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Photo Olivier Pontbriand, La Presse

Amierouch Sellam, nouvel employé de la Standard Life, arrivé de la France le 4 décembre, et Geneviève Hébert, conseillère principale en attraction de talent à la Standard Life.

Nathalie Côté, collaboration spéciale
La Presse

Pénurie de main-d'oeuvre oblige, plusieurs entreprises québécoises regardent vers l'étranger afin de pourvoir certains postes spécialisés. Depuis 2008, plus d'un millier de personnes (des travailleurs et leur famille) sont ainsi venues s'établir au Québec à la suite de sept missions en Europe.

Parmi celles-ci, on retrouve Amierouch Sellam, nouvel employé de la Standard Life, arrivé de la France le 4 décembre. Sa conjointe et lui étaient déterminés à s'installer dans la Belle Province. «Montréal est une grande métropole dynamique avec des valeurs proches des nôtres, estime M. Sellam. Nous aspirions à une meilleure qualité de vie et à une carrière qui pourrait évoluer. Notre choix s'est naturellement dirigé vers le Québec.» La réputation de Montréal dans le domaine des technologies de l'information n'est pas étrangère à sa décision. «Le marché du travail est très dynamique comparativement à celui de l'Europe, note-t-il. Ce dernier est un peu saturé et très concurrentiel.»

Deux autres travailleurs ont aussi été recrutés au même moment. L'entreprise espère en attirer trois de plus grâce à sa plus récente mission à Paris et Barcelone. «Nous cherchons principalement dans le domaine des technologies de l'information. Il est difficile de recruter dans ce secteur, souligne Geneviève Hébert, conseillère principale en attraction de talent à la Standard Life. Il s'agit d'une stratégie de recrutement parmi d'autres.»

Évidemment, le Québec n'est pas le seul à courtiser les employés prêts à changer de pays pour relever un nouveau défi. «Il y a une concurrence internationale au niveau du recrutement de personnel qualifié. Les États-Unis, l'Angleterre et l'Australie sont aussi très actifs pour embaucher des gens qualifiés dans des domaines de pointe. Nous essayons d'être proactifs et d'aller chercher la main-d'oeuvre qui va permettre aux entreprises d'être concurrentielles au Québec et à l'étranger», souligne Montserrat Escola, du service des communications du ministère de l'Immigration.

Un bon investissement

Malgré les coûts de ces missions, Mme Hébert estime qu'il s'agit d'un bon investissement pour l'entreprise. «Si on compare avec le coût d'un chasseur de têtes pour l'embauche d'un professionnel en technologie de l'information ayant de 8 à 10 ans d'expérience, la mission est plus avantageuse», assure-t-elle.

Sur place, les candidats présents ont déjà fait l'objet d'une présélection de la part du ministère de l'Immigration. Après un premier contact, les entreprises font un suivi serré auprès des personnes retenues. «Quand elles acceptent notre offre, nous leur proposons les services d'un fournisseur. Il les aide à trouver un logement et leur donne des conseils, note Mme Hébert. Souvent, les gens ont déjà fait beaucoup de démarches et sont très renseignés.»

Bientôt aux États-Unis

Une première mission de recrutement aux États-Unis à laquelle participeront plusieurs entreprises québécoises aura lieu en mars. On recherche notamment des employés dans les domaines des technologies de l'information, de la finance et des assurances. «Cela s'inscrit dans le cadre d'une campagne de promotion commencée il y a deux ans dans le corridor Boston-Washington, explique Mme Escola. Il y a dans cette région une communauté francophone et francophile. Nous visons aussi les étudiants étrangers qui fréquentent les universités de la côte Est et les travailleurs temporaires. Nous oeuvrons en partenariat avec une vingtaine d'universités et des organismes français.»

Difficile pour le moment d'évaluer l'attrait du marché du travail québécois pour les Américains. En Europe, toutefois, on constate un bon intérêt. «Environ 11 700 candidats se sont inscrits à notre dernière mission à Paris et Barcelone», souligne Mme Escola. Les 36 entreprises présentes ont réalisé quelque 2000 entrevues en trois jours!

Selon la porte-parole de Montréal International, «nous coordonnons la participation d'entreprises du Grand Montréal à des missions de recrutement internationales».

Pour participer à la prochaine mission de recrutement, qui aura lieu aux États-Unis en mars prochain, vous pouvez joindre Louis Arseneault, vice-président Attraction de talents, Promotion et Communications à Montréal International (louis.arseneault@montrealinternational.com).

www.montrealinternational.com

 

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