Sylvain Pilon, électricien du secteur industriel

La Presse
En un quart de siècle, Sylvain Pilon a surtout travaillé en Outaouais, dans le secteur industriel. «À une certaine époque, il y avait beaucoup de moulins dans la région. Je m'occupais principalement de la machinerie lourde [installation, entretien et réparation]», explique-t-il. Il travaille aussi dans le secteur commercial depuis quelques années, puisque l'industriel a connu un ralentissement.
Pas une journée n'est pareille pour l'électricien. «Un jour, je raccorde des thermopompes, je fais le branchement de la climatisation ou du chauffage. Le lendemain, je peux installer des panneaux électroniques ou des systèmes de sécurité et le jour suivant, poser des conduits», illustre Sylvain Pilon. C'est cette diversité qu'il préfère par-dessus tout.
«Un bon électricien doit être patient, estime Sylvain Pilon. Il y a tellement de facettes, ça prend du temps pour bien connaître le métier.» Il faut également savoir lire et interpréter les schémas électriques et les plans fournis par l'entrepreneur ou l'ingénieur.
En construction, l'électricien est malheureusement soumis aux aléas de la demande. «C'est le syndicat - la Fraternité internationale des ouvriers en électricité dans ce cas-ci - qui prend contact avec nous pour nous offrir de l'emploi», dit-il. Les heures ne sont pas garanties, mais l'électricien a la chance de pouvoir travailler 12 mois par année.
Il faut d'ailleurs s'adapter au froid dans ce métier. «Faire des branchements à l'extérieur quand il fait -20ºC, les bras toujours dans les airs, à tenter de raccorder les fils, c'est difficile», avoue Sylvain Pilon. Mieux vaut s'habiller chaudement!
Malgré quelques points négatifs, il recommande vivement son métier. «Du simple fil électrique à l'électronique, nous sommes à la fine pointe de la technologie et notre travail évolue constamment.»
À savoir
Milieu de travail: entrepreneurs en électricité, services d'entretien d'usines, d'exploitations minières, de chantiers navals et d'autres industries.
Salaire annuel moyen: 60 000$
Nombre de diplômés au Québec en 2011: 1070
Nombre de personnes en emploi: 4500
Pourcentage à temps plein: 93%
Pourcentage de personnes dont l'emploi est lié à la formation: 79,2%
Sources: Emploi-Québec, monemploi.com et toutpourreussir.com
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