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Isabelle Ladouceur, électricienne du secteur institutionnel-commercial

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Isabelle Ladouceur

Emilie Laperrière, collaboration spéciale
La Presse

(Montréal) Isabelle Ladouceur est l'une des 160 femmes à s'activer sur les chantiers de construction de la province. Dans une autre vie, elle faisait de l'éclairage de spectacle, mais elle aimait surtout raccorder les fils électriques. C'est ce qui l'a convaincue de suivre la formation en électricité en 2005.

L'électricienne de 34 ans travaille sur les chantiers institutionnels et commerciaux. Les hôpitaux, les écoles et les supermarchés sont entre autres son terrain de jeu. «J'ai commencé dans le secteur résidentiel, mais je n'aimais pas ça. Je voulais plus de défis!», dit Isabelle Ladouceur.

La journée de l'électricienne commence à l'aube. Elle prépare son équipement, regarde les plans, prend les mesures, puis passe les conduits et les fils électriques. «Les gens pensent à tort qu'on ne s'occupe que du filage. C'est plutôt diversifié. On touche par exemple au voltage, au chauffage et on contrôle le débit d'air dans le système de ventilation.»

L'électricienne est une des premières à s'activer sur un chantier et l'une des dernières à en partir. Elle est là pour raccorder les roulottes du promoteur et préparer les conduits avant l'arrivée des autres corps de métier et fait la finition (poser les plaquettes murales, notamment) lorsque tout le reste est complété.

Même si elle est toujours la seule femme sur place, Isabelle Ladouceur ne voit pas de différence au quotidien. «Au début, certains me regardent de travers, mais dès que je commence à travailler, ils voient que je connais mon métier et ils me respectent», assure-t-elle. Elle avoue par contre avoir eu la chance de travailler dans de bonnes équipes, qui s'entraident plutôt que d'être en compétition.

Le seul point négatif qu'Isabelle Ladouceur relève: les chantiers sont souvent loin de la maison pour cette résidante de Mascouche.

De la logique, de la précision et une bonne perception spatiale sont de rigueur en électricité. Isabelle Ladouceur conseille surtout à ceux intéressés par ce métier de ne pas le choisir pour la paye. «Oui, c'est bien payé, mais c'est tellement plus que ça! On apprend toujours plein de choses et ce n'est pas répétitif.»

À savoir

Milieu de travail: entrepreneurs en électricité, services d'entretien des bâtiments et autres établissements.

Salaire annuel moyen: 60 000$

Nombre de diplômés au Québec en 2011: 1070

Nombre de personnes en emploi: 17 000

Pourcentage à temps plein: 93%

Pourcentage de personnes dont l'emploi est lié à la formation: 79,2%

Sources: Emploi-Québec, monemploi.com et toutpourreussir.com

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