Frank Carozza, ingénieur électricien

La Presse
Frank Carozza savait qu'il voulait devenir ingénieur dès l'école primaire. C'est un stage chez Hydro-Québec qui l'a convaincu de s'orienter plus précisément vers l'électricité.
Diplôme en génie électrique de l'Université McGill en poche, il est entré chez SNC-Lavalin en 1975. Il a lentement grimpé les échelons de la division Transport et distribution, passant d'ingénieur à chef de service, puis à directeur régional. Il est aujourd'hui directeur régional du Canada pour ce secteur et s'occupe principalement du développement des affaires.
Au quotidien, l'ingénieur électricien conçoit des projets, comme des postes à haute tension ou des centrales, selon les demandes des clients. Il calcule l'énergie et l'approvisionnement nécessaires, évalue le coût de la construction et prévoit les coûts de la main-d'oeuvre.
Si la firme qui l'emploie obtient un contrat, il vérifie la documentation, étudie les réseaux électriques et prépare les documents d'installation. Il peut aussi superviser la construction, l'installation et le fonctionnement des équipements électriques.
Les ingénieurs électriciens travaillent en équipe, en plus d'être chapeautés les trois premières années par un ingénieur d'expérience.
«C'est une profession où il faut avoir la curiosité pour résoudre des problèmes et posséder la patience pour le faire», estime Frank Carozza. C'est d'ailleurs une des principales difficultés du travail, selon lui. «Il y a des journées où tout va mal et où on ne trouve pas de solution. Il faut persévérer, se casser la tête, et ce, sans perdre notre rigueur.»
Le génie électrique est un vaste champ d'expertise. «Informatique, électronique, télécommunications, aérospatiale: les possibilités sont immenses. Et notre métier permet de plus en plus de voyager, puisque les firmes décrochent des contrats à l'étranger.»
À savoir
Milieu de travail: centrales électriques, fabricants d'appareils audio et vidéo, firmes d'ingénieurs, Forces armées canadiennes, gouvernements fédéral et provincial, industrie de l'avionique, industrie de l'informatique, industrie des télécommunications
Salaire annuel moyen: 80 000$
Nombre de diplômés au Québec en 2011: 529
Nombre de personnes en emploi: 8000
Pourcentage à temps plein: 97%
Pourcentage de personnes dont l'emploi est lié à la formation: 81,9%
Sources: Emploi-Québec, monemploi.com et Service Canada
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