L'électricité, un secteur qui se maintient

Emilie Laperrière, collaboration spéciale
La Presse

(Montréal) L'électricité se porte bien au Québec. L'activité est en croissance dans ce secteur depuis plus de 10 ans, à l'exception d'une légère baisse lors de la crise économique de 2009. Et les prochaines années ne feront pas exception, puisque l'industrie de la construction aura besoin de 700 à 1000 nouveaux électriciens par an.

Pour éclairer, chauffer, communiquer, climatiser, alimenter les machines électriques ou contrôler les automatismes, l'électricité est indispensable. On trouve des électriciens dans tous les secteurs de la construction, en majorité dans la construction institutionnelle et commerciale ainsi que dans le bâtiment industriel, mais aussi dans le secteur résidentiel et celui du génie civil.

Le domaine institutionnel s'en tire particulièrement bien. «Les nombreux projets d'hôpitaux stimulent ce domaine, ce qui permettra une croissance de l'emploi», assure Pauline Dupuis, économiste à la Commission de la construction du Québec (CCQ).

Le secteur industriel, qui subit depuis plusieurs années les effets de la baisse de l'activité dans le secteur manufacturier, devrait aussi reprendre de la vigueur en raison de la multiplication des centrales éoliennes. «La Côte-Nord et le Saguenay-Lac-Saint-Jean présenteront les meilleures perspectives d'emploi pour ce secteur», dit Pauline Dupuis.

Les travaux réalisés sur les lignes électriques poursuivront également leur progression grâce aux différents projets liés au raccordement des parcs éoliens et à la construction de plusieurs postes électriques.

Très nombreux sur les chantiers, les électriciens travaillent néanmoins aussi en dehors de la construction. Jacques Boudreau, directeur général du Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie électrique et électronique Élexpertise, estime que les perspectives sont bonnes là aussi.

«Les entreprises manufacturières ont de la difficulté à recruter. La demande de main-d'oeuvre est élevée, principalement grâce à la création d'emplois et aux départs à la retraite», dit-il.

De bons salaires et avantages sociaux sont offerts dans ce métier, et les électriciens sont protégés par des syndicats, comme la Fraternité internationale des ouvriers en électricité. «À sa première année, un apprenti touche environ 22 300$. Le salaire augmente considérablement une fois promu compagnon, puisque plus de 80% d'entre eux font 60 000$ et plus par année», soutient Pauline Dupuis.

L'électricité en chiffres

> Plus de 50% des emplois en électricité se retrouvent dans la construction.

> Il s'agit, en matière d'effectifs, du deuxième métier en importance dans l'industrie de la construction, après les charpentiers-menuisiers.

>On comptait 16 498 électriciens en construction et 4500 électriciens industriels au Québec en 2011.

>Le secteur institutionnel et commercial regroupe le plus grand nombre d'électriciens, soit 12 602.

> C'est également l'un des métiers de la construction où l'on trouve le plus de femmes: en 2011, 160 électriciennes ont foulé les chantiers.

> Près de la moitié (49%) des électriciens ont entre 25 et 44 ans.

> L'âge moyen des électriciens est de 38 ans.

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