Nadine Cavion, courtière en immobilier

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Nadine Cavion

Mae Drolet-Giroux, collaboration spéciale
La Presse

Énergique et passionnée, Nadine Cavion travaille sans relâche depuis le jour où elle a pris sa retraite de l'enseignement. Disponible en tout temps, elle est aux petits soins avec sa clientèle depuis près de huit ans. Courtière en immobilier atypique, Nadine a développé une approche qui semble lui réussir parfaitement.

«Ma philosophie est de considérer chaque client comme s'il était un membre proche de ma famille. Je consacre beaucoup de temps à mes clients et j'ai une grande empathie pour eux. À mon âge, je peux me permettre de travailler ainsi puisque je n'ai pas besoin de ce revenu supplémentaire», dit-elle.

De l'Italie au Québec

D'origine italienne, Nadine a immigré au Canada lorsqu'elle était enfant. Elle a grandi à Thunder Bay, en Ontario. Puis, désireuse d'apprendre le français, elle a emménagé au Québec et obtenu un baccalauréat en didactique des langues à l'Université Laval. Elle choisit par la suite de s'établir à Québec, d'y fonder une famille et d'enseigner l'anglais au Séminaire Saint-François.

Alors qu'elle terminait sa dernière année d'enseignement avant la retraite, Nadine a entrepris une formation en courtage immobilier, durant les soirs et les fins de semaine. Elle travaille aujourd'hui sous la bannière Re/Max.

«J'ai toujours eu un intérêt pour l'immobilier, raconte-t-elle. Lorsque j'ai décidé de vendre ma maison, je l'ai fait sans intermédiaire et j'ai obtenu le prix que je voulais. Je me rappelle qu'un des courtiers qui me harcelait a été si impressionné qu'il m'a dit qu'il m'embaucherait si jamais je comptais travailler comme courtier!», se remémore-t-elle avec humour.

Passion du travail

Aujourd'hui à l'aube de la soixantaine, Nadine travaille tout autant sinon plus que lorsqu'elle enseignait. Elle suit régulièrement des cours de formation continue et s'assure de garder une bonne forme physique.

«Pour faire ce métier, il faut maintenir ses connaissances à jour, avoir le goût d'apprendre et être actif. On peut suivre un cours pour bien comprendre de nouveaux formulaires par exemple», explique-t-elle. Quoique le bouche à oreille suffise à lui assurer une clientèle, Nadine admet qu'elle travaille sans cesse et doit être disponible autant le jour que le soir, sept jours sur sept. Son conjoint, retraité, est heureusement très compréhensif.

«Le travail, c'est quelque chose de fondamental pour moi et j'ai le privilège d'être en bonne santé. Il est vrai que tout ce que j'entreprends, je le fais intensément, avec passion», affirme-t-elle avec grande fierté.

Nadine rayonne de dynamisme. S'il est vrai que sa profession peut être lucrative, jamais n'a-t-elle choisi ce métier pour des raisons pécuniaires.

Elle assure qu'il lui est essentiel de travailler dans la perspective d'aider. Ses revenus lui permettent d'ailleurs de soutenir la communauté de Foison, en Haïti. Cette contribution, qui consiste à assurer la scolarisation des enfants de cette région, la motive à poursuivre son travail.

À SAVOIR

Courtier immobilier

SALAIRE ANNUELMOYEN : 50 000 $

TITULAIRES DE PERMIS (2012) : 17 292*

PERSPECTIVES D'EMPLOI (2012-2016) : Favorables

TAUX DE CHÔMAGE (2011) : Faible

PERMIS : La réussite de l'examen en courtage immobilier ou hypothécaire de l'OACIQ est nécessaire à l'obtention du permis de courtier.

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